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Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

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Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Jeu 6 Jan - 8:42

Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson
En directe avec elusiveshadow


[Jour 01] - Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson

18h00 (heure française), 9h00 (heure locale) - L'audience préliminaire de Conrad Murray doit débuter sous peu. Le médecin, convoqué pour 9h au tribunal, s'est présenté avec un quart d'heure d'avance, précédé de peu par la mère de Michael Jackson. Il est entré directement en voiture dans le parking souterrain du tribunal, probablement pour des raisons de sécurité. LaToya et Jackie Jackson sont également présents. Ce dernier a simplement dit aux médias lors de son arrivée que la famille n'espérait qu'une chose : que justice soit faite.

Selon le Los Angeles Times, trois anciens employés de Michael Jackson vont témoigner lors de cette première journée d'audience : Alberto Alvarez, le garde du corps qui était présent lorsque Conrad Murray a entrepris des manœuvres de réanimation sur l'artiste ; Michael Amir, assistant personnel de Michael Jackson, qui a reçu le jour de sa mort à 12h13 un message de Murray le suppliant de "venir vite" ; et Faheem Muhammad, chef de la sécurité du chanteur. Les trois hommes sont représentés par un avocat commun, Carl Douglas, qui a fait partie de l'équipe de défense d'O.J. Simpson lors de son procès pour meurtre dans les années 90.



9h11 (heure locale) - Chaque partie va être autorisée à effectuer une plaidoirie d'ouverture. La parole revient d'abord à l'accusation, représentée par le procureur adjoint David Walgren. Ce dernier rappelle la chronologie des faits. Selon lui, il s'est écoulé entre 9 et 21 minutes au minimum (selon les scénarios possibles) avant que Conrad Murray n'appelle les secours lorsqu'il a découvert Michael Jackson en arrêt cardio-respiratoire. Au cours de ce laps de temps, il aurait demandé à l'un des gardes du corps présents dans la propriété du chanteur d'éliminer certaines preuves montrant qu'il lui avait injecté du propofol.

Walgren a ensuite rappelé l'erreur commise par Conrad Murray en pratiquant un massage cardiaque sur le chanteur alors que celui-ci se trouvait sur une surface molle (son lit), erreur rectifiée par les secours qui, par téléphone, ont demandé au médecin de déplacer Michael Jackson sur une surface dure (le sol) afin que l'efficacité de la réanimation soit optimale. Le procureur adjoint a promis de montrer que le médecin était sorti à de nombreuses reprises d'un cadre "normal" de soin.

Poursuivant son rappel de la chronologie des faits, il a expliqué qu'à l'arrive des secours, les pupilles de Michael Jackson étaient fixes et dilatées et sa peau relativement froide. Il était déjà en arrêt cardiaque et les secours ont conclu qu'il était déjà décédé (l'heure du décès étant probablement antérieure à midi) : "Les preuves montreront, grâce au témoignage des experts, que Michael Jackson était mort dans sa chambre du 100, North Carolwood Drive, avant l'arrivée des secours", a commenté Walgren.

Les secours ont demandé une première fois à Conrad Murray quels médicaments avaient été administrés à l'artiste : le médecin n'a pas mentionné le propofol. Ils ont pris contact par téléphone avec l'hôpital UCLA, situé à quelques minutes de trajet de la propriété d'Holmby Hills où vivait le chanteur. Ils ont exposé les paramètres dont ils disposaient sur l'état de Michael Jackson et l'hôpital leur a répondu qu'il n'était pas utile de continuer la réanimation et qu'il fallait prononcer le décès. A 13h07, Michael Jackson a finalement été transporté à l'hôpital et installé à 13h13 dans une salle des urgences. Là encore, les médecins présents ont demandé à Conrad Murray ce qu'il lui avait administré. De nouveau, ce dernier n'a pas mentionné le propofol. Les urgentistes ont tenté, envers et contre tout, de réanimer l'artiste, sans succès. Le décès a été prononcé à 14h26.

Le procureur adjoint Walgren a résumé les principales erreurs de Conrad Murray comme suit : le médecin a voulu traiter une insomnie avec un anesthésique, substance qui n'était en aucun cas adaptée au problème rencontré par le patient, dans la mesure où l'anesthésie et le sommeil sont deux états bien différents ; l'anesthésie a été effectuée en l'absence de dispositifs de surveillance des paramètres vitaux de Michael Jackson ; le médecin a administré non seulement du propofol mais aussi un grand nombre d'autres médicaments, faisant fi des interactions néfastes possibles entre tous ; lorsqu'il a pris conscience que le chanteur ne respirait plus, il n'a pas appelé les secours immédiatement ; la réanimation pratiquée ne l'a pas été dans les règles car le patient n'était pas sur une surface dure comme cela est préconisé ; enfin, il a fourni des informations incomplètes lorsqu'il a été interrogé par les secours sur les médicaments qu'il avait administrés à Michael Jackson.

Walgren a également expliqué qu'il s'appuierait sur des SMS, des documents montrant les appels téléphoniques passés par le médecin, des témoignages d'experts et les déclarations de Murray à la police pour essayer de démontrer qu'un procès est nécessaire.

Au terme de sa plaidoirie, la défense est à son tour invitée à s'exprimer. Ed Chernoff, l'avocat de Conrad Murray, fait le choix de ne pas prendre la parole. Ce choix peut laisser penser qu'il ne "cherche pas à défendre son client". En réalité, c'est un choix stratégique car ainsi, Chernoff ne révèle presque rien sur la stratégie qu'adoptera la défense en cas de procès, donnant moins de prise à l'accusation.

9h38 (heure locale) - Le premier témoin est appelé à la barre par l'accusation. Il s'agit de Kenny Ortega, producteur de la tournée This Is It, pour laquelle répétait Michael Jackson au moment de sa mort.

9h50 (heure locale) - Joe Jackson n'est pas présent à l'audience car il se trouve à Las Vegas et tente d'obtenir une place sur un vol pour la Californie. Il a déclaré à la presse que l'hypothèse du suicide de son fils lui semblait totalement inconcevable. Il envisage d'être présent à l'audience de demain.

10h30 (heure locale) - Le juge accorde aux personnes présentes une pause d'un quart d'heure. L'occasion de faire le point sur le témoignage de Kenny Ortega, qui vient de s'achever. Il a déclaré qu'il connaissait Michael Jackson depuis 1991. Selon lui, c'est le Roi de la Pop qui l'a contacté par téléphone, lui proposant de travailler avec lui sur la tournée This Is It, qu'il a dit vouloir faire "pour ses enfants et pour ses fans, pour rappeler aux gens de prendre soin de la planète et de prendre soin d'eux". Ortega a ajouté que Michael Jackson envisageait d'exporter This Is It dans d'autres pays (notamment l'Inde et le Japon), avant de s'orienter vers le cinéma : il souhaitait s'associer à Ortega pour réaliser des longs métrages.

Ortega a expliqué qu'il était présent à chaque répétition : Michael Jackson se rendait en général sur place en fin d'après-midi pour répéter en soirée, quatre jours par semaine, pendant 6 heures maximum.

Le 19 juin 2009, un incident est survenu lors d'une répétition. Michael Jackson s'est présenté au Staples Center, où avait lieu la répétition en question, ne se sentant pas bien ("Il avait l'air perdu", a commenté le producteur). Il a demandé aux danseurs de le remplacer sur scène, expliquant qu'il préférait regarder depuis la salle. "Il n'avait pas l'air bien du tout, il frissonnait, il n'était pas en état de faire une répétition, il n'avait pas l'air suffisamment en forme pour être là. Il a décroché de la répétition ; à la place, il a voulu s'assoir et la regarder", a expliqué Ortega. Il alors allé trouver l'artiste et lui a proposé de rentrer chez lui : "C'était effrayant. Je n'arrivais pas à mettre le doigt sur [ce qui n'allait pas]. Je lui ai dit 'Michael, tu es sûr que c'est là que tu te sens le mieux ? Tu ne veux pas plutôt rentrer à la maison avec ta famille ?'. L'intéressé a répondu : "Ca ne te poserait pas problème ?" Avec l'accord de Kenny Ortega, Michael Jackson est rentré se reposer.

Le 20 juin 2009, une réunion a été organisée au domicile de Michael Jackson, en présence de Conrad Murray, Frank Dileo et Randy Phillips. Au cours de la réunion, Conrad Murray aurait reproché à Kenny Ortega son attitude de la veille, lui déclarant qu'en tant que producteur, ce ce n'était pas son rôle de s'occuper de la santé de Michael Jackson. Murray aurait estimé qu'il était le seul à pouvoir prendre ce type de décision et que le chanteur allait "bien sur le plan physique et émotionnel". Il aurait demandé à Ortega de "ne pas jouer les médecins ou les psychiatres" pour Michael Jackson. Ortega a eu le sentiment d'être "réprimandé" et a répliqué en expliquant que la décision avait été prise d'un commun accord avec l'artiste.

A travers ces arguments, l'accusation tente de démontrer que le médecin, bien qu'informé des symptômes constatés par Kenny Ortega le 19 juin, ne semblait pas se soucier de la santé de son patient.

Les 23 et 24 juin 2009, les répétitions auraient été "merveilleuses" selon le producteur, Michael Jackson semblant heureux et en bonne santé. Ce témoignage appuie les déclarations faites par le procureur adjoint Walgren lors de sa plaidoirie : il avait lui aussi souligné que la dernière répétition avait été "fabuleuse" et "pleine d'énergie" et que Michael Jackson était rentré chez lui "très optimiste pour l'avenir". Cela vise à démontrer que le chanteur n'était pas malade ou mourant, qu'il ne présentait aucun signe avant-coureur de la tragédie qui allait se jouer le lendemain et que sa mort résultait donc purement de l'injection de propofol effectuée le 25 Juin.

Lors du contre-interrogatoire, Ed Chernoff a posé différentes questions au producteur : il lui a demandé qui avait organisé le rendez-vous du 20 juin, question à laquelle Ortega n'a pas su répondre ; il l'a questionné sur la pression que représentait la tournée pour sa réputation ("Aurait-elle amélioré votre réputation ?" "Si au contraire le spectacle avait été de mauvaise qualité, cela aurait-il affecté votre réputation ?"). Il a par ailleurs demandé à Ortega si l'incident du 19 juin était le premier ou si Michael Jackson était déjà venu à une répétition en ayant l'air malade et en ayant des frissons : Kenny Ortega a répondu que c'était la première fois qu'il voyait l'artiste venir sans être en mesure de monter sur scène. Il a cependant reconnu que Michael Jackson manquait parfois certaines répétitions ce qui était pour le producteur une "source d'anxiété". Cependant, Ortega a déclaré qu'il ne connaissait pas le motif des absences de l'artiste.

10h35 (heure locale) - TMZ affirme avoir obtenu des déclarations de la famille Jackson par le biais de l'un de ses représentants, qui aurait déclaré que l'artiste craignait d'être assassiné. "Ce qui est incroyablement ironique, c'est que Michael a dit à sa mère peu de temps avant sa mort qu'il pensait que quelqu'un allait le tuer... et qu'on allait le tuer pour son catalogue" (Note : le catalogue musical regroupant notamment de nombreuses chansons des Beatles). La famille serait également préoccupée par la disparition des images provenant des caméras de surveillance de la propriété où vivait le chanteur.

10h40 (heure locale) - La transmission des informations en provenance de la salle d'audience se révèle difficile pour les médias car aucune caméra n'est autorisée sur place, pas plus que les téléphones. Les journalistes ne sont pas non plus autorisés à entrer/sortir de la salle d'audience quand ils le souhaitent. Le "pur direct" est donc impossible.

10h45 (heure locale) - La pause prend fin. Reprise de l'audience.

10h52 (heure locale) - Le second témoin de la journée est appelé à la barre. Il s'agit de Michael Amir, qui a travaillé pour Michael Jackson pendant deux ans, en tant que garde du corps et assistant personnel.

11h40 (heure locale) - Les journalistes accrédités sont toujours dans la salle d'audience, d'où ils ne peuvent sortir que périodiquement. L'occasion pour nous de mentionner brièvement le dispositif médiatique entourant ces audiences préliminaires : une cinquantaine de camions satellites sont sur place ainsi que plusieurs centaines de journalistes mais seuls 15 d'entre eux ont pu accéder à la salle d'audience elle-même, grâce à une autorisation spéciale délivrée par le responsable de communication du Comté. Toutefois, afin de satisfaire un maximum de médias, une salle supplémentaire a été équipée d'un circuit vidéo fermé (autrement dit, ces vidéos ne sont pas relayées à l'extérieur du tribunal) pour permettre à d'autres journalistes de suivre les débats. Le juge Pastor a opté pour la même décision que le juge Melville en 2005 : pas de caméras dans la salle d'audience afin d'éviter que le procès ne se transforme en cirque médiatique.

Chaque matin, comme en 2005, un tirage au sort sera organisé pour permettre à quelques personnes extérieures au monde des médias (ou à des journalistes non accrédités) d'obtenir des sièges dans la salle d'audience.

12h (heure locale) - Michael Amir a expliqué lors de son témoignage qu'il avait reçu un message vocal de Conrad Murray le 25 Juin 2009 à 12h13. D'une voix désespérée, le médecin a déclaré que Michael Jackson avait "eu une mauvaise réaction", demandant ensuite : "Où es-tu ? Ramène-toi ici tout de suite, dépêche-toi". Amir a alors téléphoné à Alberto Alvarez, garde du corps de Michael Jackson.

Plus tard, à l'hôpital, Michael Amir a expliqué qu'il était présent lors de l'annonce du décès aux enfants. Sa voix s'est mise à trembler lorsqu'il a évoqué ce moment : lorsqu'il est entré dans la pièce en compagnie de Frank DiLeo et du Dr Murray, les enfants pensaient que Michael Jackson était encore en vie. Ils se seraient alors mis à lister ses allergies pour aider les médecins. Il a fallu leur expliquer que leur père n'avait pas survécu. "C'était horrible", a-t-il avoué. Selon lui, c'est Frank DiLeo qui leur a annoncé la terrible nouvelle en ces termes : "Votre Papa a fait une crise cardiaque et il est mort". Conrad Murray aurait immédiatement rétorqué : "Ne dites pas ça, on n'en sait rien".

Conrad Murray lui aurait par la suite demandé de le ramener au domicile de Michael Jackson après la mort de celui-ci. Le médecin voulait soi-disant récupérer une "crème spéciale que Michael Jackson utilisait" pour que le public n'apprenne pas que le chanteur y avait recours. Conscient qu'il ne fallait autoriser personne à accéder à la scène du drame, Michael Amir a alors menti au médecin et a prétendu avoir remis les clés de la maison à la police. Murray aurait alors déclaré qu'il "mourait de faim" car il n'avait pas mangé de la nuit... et en a profité pour s'éclipser de l'hôpital.

Lors du contre-interrogatoire, Ed Chernoff a questionné Michael Amir sur son lien avec l'organisation "Nation Of Islam". Il l'a également interrogé sur les autres appels téléphoniques passés après avoir reçu le message vocal de Conrad Murray. Enfin, il a demandé s'il était envisageable que les empreintes de Michael Amir soient retrouvées sur du matériel médical dans la chambre de Michael Jackson (seringues, poches à perfusion, flacons, etc). Amir a répondu qu'il n'y avait jamais touché.

L'audience s'interrompt à l'heure du déjeuner.

13h05 (heure locale) - Pendant cette coupure, quelques mots sur les fans : ils sont venus nombreux pour défendre la mémoire de Michael Jackson et réclamer justice. Plusieurs dizaines d'entre eux ont fait la queue pour tenter d'obtenir un siège dans la salle d'audience. Seuls cinq places seront offertes quotidiennement au public. Sean Kang, un fan originaire de New York, a particulièrement retenu l'attention des photographes car il s'était habillé comme son idole.

13h15 (heure locale) - Le Dr Barry Friedberg, anesthésiste ayant déjà pris position dans le dossier Murray (Lire ici : le Dr Barry Friedberg, anesthésiste, commente l'attitude de Conrad Murray), est présent sur place... et profite de l'occasion pour faire la promotion de son livre sur l'anesthésie, "Getting over, going under", sorti en août 2010.

13h30 (heure locale) - Reprise des débats et appel à la barre de Faheem Muhammad, comme l'avait annoncé le Los Angeles Times.

14h25 (heure locale) - Hollywood TV a mis en ligne une vidéo de l'arrivée des Jackson au tribunal ce matin, qui montre également les bannières confectionnées par les fans présents sur place.
14h40 (heure locale) - Faheem Muhammad a confirmé dans son témoignage que Prince et Paris avaient vu le Dr Conrad Murray tenter de réanimer leur père. Selon lui, le médecin semblait "paniqué" en effectuant le massage cardiaque, demandant même à un moment donné si quelqu'un savait effectuer les manœuvres de réanimation cardio-respiratoires. "Je savais que le Dr Murray était cardiologue donc j'ai regardé Alberto, un peu choqué", a expliqué Muhammad en évoquant Alberto Alvarez, l'un des gardes du corps. A ce moment là, Michael Jackson était allongé sur son lit et avait, selon Muhammad, les yeux et la bouche grands ouverts. L'homme a vu Paris par terre en train de pleurer et a fait en sorte que les enfants soient tenus à l'écart de la scène.

Lors du contre-interrogatoire réalisé par Ed Chernoff, Faheen Muhammad a reconnu que Conrad Murray avait parlé à la famille de Michael Jackson et à la police avant de quitter l'hôpital (la mère de Michael Jackson avait déjà déclaré dans son interview avec la journaliste américaine Oprah Winfrey que c'était Murray qui lui avait appris le décès de son fils).

15h30 (heure locale)
- L'audience vient de s'achever.

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).



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Re: Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Jeu 6 Jan - 8:45

[Jour 02]

18h25 (heure française), 9h25 (heure locale) - Deuxième jour d'audience préliminaire pour Conrad Murray. Selon ABC, il doit notamment être marqué par le témoignage d'Alberto Alvarez, l'un des gardes du corps de Michael Jackson, qui était présent lorsque le médecin a tenté de réanimer l'artiste dans sa propriété de Holmby Hills. Murray aurait ordonné à Alvarez de rassembler et de dissimuler un certain nombre d'objets avant de prévenir les secours.

Le médecin est arrivé au tribunal, tout comme LaToya, Rebbie, Randy, Katherine et Joe Jackson (lequel a, comme prévu, pris l'avion depuis Las Vegas pour être présent à l'audience d'aujourd'hui). Janet Jackson s'est également déplacée à l'audience.



10h30 (heure locale) - Alberto Alvarez est le quatrième témoin à se présenter à la barre. Ancien responsable logistique de Michael Jackson, il a expliqué qu'il était arrivé dans la chambre de l'artiste aux alentours de 12h17 le 25 Juin 2009. Il a déclaré avoir été choqué par la vision du corps immobile de l'artiste, allongé sur le dos, les pieds pendant du matelas, les yeux et la bouche ouverts. Le voyant ainsi pétrifié, Conrad Murray lui a simplement annoncé que Michael Jackson avait fait une "réaction allergique". "Je lui ai demandé 'Dr Murray, qu'est-ce qui s'est passé ?' 'Il a fait une mauvaise réaction, il a fait une mauvaise réaction', c'est tout ce qu'il m'a dit", s'est souvenu le témoin.

Lorsqu'Alberto est entré dans la chambre, le Dr Murray se trouvait alors "sur le côté droit du lit et il pratiquait un massage cardiaque sur M. Jackson. Il se tenait au-dessus de lui et il lui faisait le massage cardiaque avec une seule main". Prince et Paris Jackson sont alors entrés dans la pièce, assistant aux manœuvres de réanimation pratiquées sur leur père. "Paris a hurlé 'Papa !' et elle s'est mise à pleurer", a confié Alvarez, très ému. Conrad Murray a alors demandé que les enfants soient éloignés de la scène : "Ne les laissez pas voir leur père comme ça", a-t-il déclaré selon les dires du témoin. Alvarez a alors tenté de rassurer les enfants : "Je leur ai dit 'Les enfants, ne vous inquiétez pas, nous allons nous occuper de lui, sortez s'il vous plaît' et je les ai conduits dehors en laissant la porte entrouverte".

Après avoir fait sortir les enfants de la pièce, il a constaté que les sous-vêtements de Michael Jackson étaient à demi baissés et qu'un tube émergeait de son sexe. Le procureur adjoint lui a demandé s'il savait ce qu'était un étui pénien, ce à quoi le témoin a répondu par la négative (Note : ce témoignage indique donc que l'étui pénien n'a pas été installé par l'hôpital ou les secours).

Comme l'avait annoncé le procureur adjoint David Walgren lors de sa plaidoirie d'ouverture, Alberto Alvarez a confirmé avoir reçu l'ordre de retirer certains flacons de la chambre en les plaçant dans un sac plastique lui-même glissé dans un sac en tissu. "Il a attrapé une poignée de flacons et il m'a indiqué de les mettre dans un sac", a raconté Alberto, "et de retirer la poche à perfusion du pied à perfusion". Le témoin a placé la poche en question dans un sac séparé. Il a expliqué qu'elle contenait un liquide blanc (rappelons que le propofol est connu pour sa texture laiteuse). Conrad Murray lui a par contre demandé de laisser en place une poche contenant du sérum physiologique.

Ce n'est qu'après que Murray lui a demandé d'appeler les secours.

11h00 (heure locale) - L'appel passé aux secours le 25 Juin 2009 a été diffusé dans la salle d'audience. Pour rappel, lors de cette conversation téléphonique, les secours ont ordonné par téléphone à Alvarez (qui passait l'appel) de déplacer Michael Jackson sur le sol pour optimiser l'efficacité du massage cardiaque (celui-ci devant être effectué sur une surface dure et non sur le lit, où se trouvait l'artiste à ce moment là). Alberto Alvarez a attrapé les jambes du chanteur pour le transporter tandis que Murray saisissait son buste. C'est là qu'il s'est aperçu que Michael Jackson avait une intraveineuse dans la jambe. Murray a alors pris en charge le bouche à bouche tandis qu'Alvarez s'occupait du massage cardiaque.

Conrad Murray aurait reconnu : "Vous savez, c'est la première fois que je fais le bouche à bouche mais je dois le faire, c'est mon ami".

"Semblait-il respirer ?", a demandé le procureur adjoint Walgren. "Non, Monsieur". "Ses yeux et sa bouche étaient ouverts ?" "Oui". "Paraissait-il vivant ou mort ?" "Mort, Monsieur", a répondu Alberto Alvarez sans hésiter. Il a noté que Conrad Murray avait ouvertement admis ne jamais avoir pratiqué de manœuvres de réanimation auparavant et a confirmé le témoignage donné hier par Faheem Muhammad, selon lequel le médecin avait demandé si l'un d'entre eux savait effectuer les "gestes qui sauvent".

12h00 (heure locale) - Au cours du contre-interrogatoire, Alberto Alvarez a reconnu ne jamais avoir mentionné à la police que Murray lui avait donné l'ordre de récupérer les flacons. "Vous ne trouviez pas ça suspect ?" a demandé Ed Chernoff, l'avocat du médecin. "En apparence, non, Monsieur", a répondu Alvarez. "Vous pensiez qu'il rassemblait tout ça pour aller à l'hôpital, exact ?" a poursuivi l'avocat. "Oui, Monsieur", a admis le témoin.

Alvarez a également été interrogé sur ses discussions avec les autres employés de Michael Jackson, en particulier Faheem Muhammad et Michael Amir, qui sont défendus par le même avocat. Chernoff a rappelé qu'Alvarez avait refusé de parler à un enquêteur de la défense cherchant à l'interroger mais qu'il avait par contre déclaré à la police qu'il pourrait un jour vendre son histoire aux médias.

13h00 (heure locale) - Complément d'information : Alvarez a déclaré qu'il n'avait vu aucun dispositif de surveillance des paramètres vitaux dans la pièce (qu'il s'agisse de contrôler le rythme cardiaque ou la pression sanguine) mais que Conrad Murray en avait mis un au doigt de Michael Jackson après que les secours aient été appelés.

15h00 (heure locale) - Kai Chaise, cuisinière de Michael Jackson, s'est présentée à la barre pour un témoignage relativement bref. Elle a raconté avoir vu le Dr Murray dévaler les escaliers en courant le 25 juin et elle s'est souvenue avoir dit à Prince Jackson : "Il doit y avoir un problème avec ton père". Pressentant qu'il se passait quelque chose de grave, plusieurs employés se seraient mis à pleurer. Chase a également affirmé que le chanteur avait une alimentation saine jusqu'à sa mort et que la veille, avant de partir en répétition, il avait déjeuné d'une salade de thon. Le soir, elle avait préparé une soupe de haricots blancs pour Michael Jackson et son médecin ; lorsqu'elle est revenue travailler le 25 juin au matin, elle a trouvé étrange que la soupe n'ait pas été entamée.

15h30 (heure locale) - Le troisième témoin de la journée a été l'un des secouristes qui se sont présentés au domicile de Michael Jackson le jour de sa mort, après avoir reçu un appel d'urgence d'Alberto Alvarez. Richard Senneff a déclaré que selon lui, d'après l'état du corps, le médecin avait attendu au moins une vingtaine de minutes avant d'appeler les secours. L'électrocardiogramme était plat, les jambes de Michael Jackson étaient froides, il avait les pupilles dilatées et les yeux secs. Des constatations en désaccord avec les propos de Murray, qui lui a déclaré que le chanteur "venait de perdre connaissance". "Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'au fond de moi j'ai senti à ce moment là que ça ne venait pas de se produire, ça faisait déjà un moment", a commenté le secouriste.

Selon Senneff, Conrad Murray n'a à aucun moment mentionné qu'il avait administré du Propofol à Michael Jackson, il a simplement reconnu lui avoir donné du Lorazepam pour l'aider à dormir et a affirmé que l'artiste était "déshydraté". Senneff a trouvé le chanteur extrêmement frêle et pâle. Il a ajouté que tous les secouristes présents au domicile de Michael Jackson savaient qu'il était déjà mort mais que Conrad Murray avait refusé de l'entendre, affirmant qu'il sentait encore un pouls et refusant de prononcer le décès sur place. Une fois arrivé à l'hôpital, le médecin se serait montré agité, "nerveux, transpirant, faisant mille choses à la fois".

Lors du contre-interrogatoire, répondant aux questions d'Ed Chernoff, Richard Senneff a reconnu que Michael Jackson présentait des signes physiques évoquant une addiction (grande maigreur, pieds bleuâtres, etc).

16h00 (heure locale) - L'audience du jour vient de s'achever.

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).


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Re: Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Ven 7 Jan - 8:22

[Jour 03] - Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson

18h30 (heure française), 9h30 (heure locale) - L'audience du jour devait commencer à 9h15. Selon CNN, Katherine et LaToya sont présentes dans la salle d'audience. Ce matin, le secouriste Richard Senneff, qui est intervenu au domicile de Michael Jackson le jour de sa mort après avoir reçu un appel d'urgence d'Alberto Alvarez, devrait poursuivre son témoignage à la barre.

10h45 (heure locale) - L'audience a commencé avec un peu de retard ce matin (une dizaine de minutes). C'est maintenant l'heure de la pause matinale. Le secouriste Richard Senneff est revenu à la barre pour la suite du contre-interrogatoire. Il a expliqué qu'après trois injections de substances destinées à stimuler l'activité cardiaque de Michael Jackson, celui-ci ne montrait toujours aucun signe de vie. Conrad Murray a tenu à ce que la réanimation soit poursuivie (pose d'une voie centrale, etc), prétendant qu'il percevait un pouls fémoral (qu'il a été le seul à sentir). Or, certains de ces actes de réanimation ne peuvent être accomplis que dans un cadre hospitalier (les équipes d'urgence ne disposant pas de tout le matériel nécessaire) si bien que le transfert de l'artiste à l'hôpital UCLA a été ordonné. Le secouriste a quitté la chambre avant Conrad Murray et celui-ci est remonté chercher ses affaires pendant que l'équipe de secours installait Michael Jackson dans l'ambulance.

Senneff a affirmé qu'à l'instar de Murray, il ne souhaitait pas abandonner la réanimation malgré les conseils de l'hôpital UCLA, joint par téléphone, qui indiquait qu'il fallait prononcer le décès. Il a déclaré qu'ils avaient tenté l'impossible pour réanimer l'artiste, non pas parce qu'il était célèbre mais "parce que c'était le fils de quelqu'un".

En arrivant à l'hôpital, ils ont tenté de dissimuler l'identité de Michael Jackson du mieux possible, de nombreux paparazzi et curieux ayant tenté de suivre et photographier l'ambulance. "C'était le cirque dehors. C'était incroyable", a-t-il raconté, ajoutant que le conducteur de l'ambulance avait eu du mal à quitter la propriété de Michael Jackson en raison de la présence d'un bus de touristes à proximité et de divers photographes. Un caméraman, apercevant l'ambulance, s'est mis à courir derrière en braquant sa caméra contre la vitre. Le secouriste est resté sur place, à l'hôpital, et a fini par apprendre le décès de l'artiste.

Au terme de ce contre-interrogatoire, l'accusation a souhaité effectuer de nouveau un interrogatoire direct pour approfondir le témoignage : au cours de celui-ci, Senneff a répété que Michael Jackson était pâle et maigre et qu'il semblait déjà mort. Il a ajouté que la présence du médecin, ajoutée au matériel médical disposé dans la chambre (pied à perfusion, etc) lui avait semblé inhabituelle, tout comme l'intraveineuse insérée dans la jambe de l'artiste. Il a répété que selon lui, Michael Jackson était mort depuis "20 à 60 minutes" avant son arrivée. L'avocat de Conrad Murray est alors intervenu car les horaires jouent un rôle clé dans l'affaire : il a fait admettre par Senneff que Michael Jackson avait pu effectuer son arrêt cardiaque à 12h05.

Au terme du témoignage de Senneff, un second secouriste s'est présenté à la barre (Martin Blount). Il appartenait à la même équipe qui est intervenue au domicile de Michael Jackson le jour de sa mort. Il a expliqué en quelques mots qu'il exerçait cette profession depuis 11 ans et avait également une expérience de pompier. En arrivant chez Michael Jackson, il a été accueilli par Conrad Murray qui "transpirait abondamment" et avait l'air "paniqué". Ils ont immédiatement déplacé le corps de l'artiste dans un endroit de la chambre leur donnant davantage d'espace pour intervenir. Blount a confirmé que Conrad Murray n'avait pas évoqué le propofol lorsqu'il a été questionné sur les médicaments donnés à Michael Jackson, il a simplement déclaré que l'artiste était traité pour une déshydratation et que cela expliquait la présence de l'intraveineuse. Selon le médecin, Michael Jackson était inconscient depuis une minute lorsque les secours ont été appelés.

Blount a expliqué les actions réalisées pour tenter de porter secours à Michael Jackson : insertion d'un tube endo-trachéal pour lui insuffler de l'oxygène et recherche d'une veine dans le bras pour lui injecter les médicaments nécessaires (l'intraveineuse de la jambe ne semblant pas totalement fonctionnelle). Selon lui, tout comme l'affirmait Senneff, Michael Jackson était déjà mort à ce stade. Un autre secouriste lui a injecté des stimulants cardiaques dans la jugulaire. Martin Blount a constaté plusieurs détails ou incohérences qui ont attiré son attention : la présence de flacons de lidocaïne (anesthésique utilisé notamment pour pallier à la douleur occasionnée par l'injection de propofol), pour commencer ; la présence d'un étui pénien ; d'autre part, à un moment donné, Murray leur a proposé une seringue hypodermique (ce qui a paru étrange au secouriste dans la mesure où le médecin avait affirmé ne pas avoir donné de médicaments à Michael Jackson, d'autant que la seringue avait un calibre important ; les secouristes auraient refusé de s'en servir).

Alors que les secours effectuaient ces tentatives de réanimation, Conrad Murray s'est mis à ramasser trois flacons de lidocaïne sur le sol de la chambre et les a glissés dans un sac. "Avez-vous revu ces flacons ?", a demandé le procureur adjoint David Walgren. "Non, Monsieur". A aucun moment Blount n'a constaté l'existence d'un pouls alors que Murray affirmait avoir senti un pouls fémoral.

Blount a ensuite fait l'objet d'un contre-interrogatoire, au cours duquel il a confirmé ses propos précédents et reconnu que les secours avaient dû s'y prendre à trois reprises pour trouver une veine dans le bras de Michael Jackson. L'intervention de l'avocat de Murray visait à savoir si ces difficultés pouvaient s'expliquer par l'existence d'une addiction aux médicaments chez l'artiste. Blount a répondu que parfois, il était effectivement difficile de trouver une veine chez les personnes souffrant d'une addiction mais que ce n'était pas systématiquement le cas.

L'accusation est de nouveau intervenue par la suite pour faire une reprise du témoignage et Blount a déclaré que la difficulté à trouver une veine pouvait s'expliquer par une autre cause : le fait que lorsqu'une personne fait un arrêt cardiaque, les veines tendent à se rétrécir dans la mesure où le sang n'y circule plus. Il devient donc plus difficile de piquer le patient.

11h50 (heure locale) - Deux nouveaux témoins sont passés à la barre, appartenant à deux compagnies téléphoniques auprès desquelles Conrad Murray avait souscrit des abonnements téléphoniques (ATT et Sprint Nextel). Leur témoignage de la matinée a essentiellement souligné le fait que Conrad Murray avait passé de nombreux appels et envoyé de multiples SMS tout au long de la nuit du 24 au 25 juin 2009 ainsi que pendant la matinée (au total, près d'une dizaine pendant la nuit et plus d'une quinzaine au cours de la matinée). Les témoins se sont principalement attachés à décrire la durée des appels et les horaires auxquels ils ont été passés ainsi que le dispositif technique permettant d'identifier l'émission/la réception d'appels ou de données.

Ils ont ainsi expliqué que toute utilisation d'un téléphone (appel, SMS, envoi d'e-mails, connexion à Internet, au WAP, etc) était enregistrée dans leurs fichiers, sans distinction, qu'il s'agisse d'une émission ou d'une réception, accompagnée de quelques paramètres (durée de l'appel, poids des données échangées, etc). La facture du client permet ensuite de distinguer s'il s'agit d'un appel/message entrant ou sortant.

Parmi les utilisations "significatives" par leur horaire, leur durée ou leur destinataire, on note un appel de plus de 20 minutes reçu à 10h29. A 10h34, un appel passé de 8 minutes. A 11h18, un appel de plus d'une demi-heure. A 12h03 et 12h04, Murray a envoyé des SMS à une personne située au Texas. Il a également passé un appel à sa petite amie, Nicole Alvarez, à 13h08 (heure différente de celle qui avait circulé dans la presse, qui avait affirmé que c'était pendant la conversation avec elle que Conrad Murray avait lâché subitement le téléphone en réalisant que l'état Michael Jackson s'était aggravé). L'appel en question aurait été passé, d'après les horaires, alors que Conrad Murray se trouvait dans l'ambulance emmenant Michael Jackson à l'hôpital. Martin Blount avait mentionné dans son témoignage que le médecin avait effectivement sorti son téléphone pour passer un court appel.

Des données ont été envoyées depuis son téléphone à 12h15 et 12h18 ainsi qu'un texto à 12h53 et de nombreux autres messages. Parmi les appels passés dans les cinq heures précédant la mort de Michael Jackson, on note un échange téléphonique avec son cabinet de Las Vegas, sa clinique de Houston, l'un de ses employés et un autre médecin.

Le contre-interrogatoire a été très axé sur des aspects techniques mais a permis d'apprendre qu'il était possible de récupérer le contenu de SMS et de messages vocaux sur un téléphone ; Harry Daliwal, l'un des témoins, n'a pas été en mesure d'expliquer la procédure technique, qu'il maîtrisait mal.

11h50-13h15 (heure locale) - L'audience est suspendue le temps du déjeuner.

14h45 (heure locale) - Le premier témoin de l'après-midi a été le Dr Cooper, médecin à l'hôpital UCLA, qui a prononcé le décès de Michael Jackson le 25 Juin 2009 aux Urgences. Elle a expliqué avoir été informée par un appel radio qui lui a été relayé par une infirmière qu'un patient en arrêt cardiaque depuis 12h18 (heure approximative fournie) ne présentait aucun signe d'activité cardiaque. Elle a alors ordonné à 12h57 de prononcer le décès du patient en question (à ce stade, Michael Jackson se trouvait toujours dans sa propriété d'Holmby Hills).

Lorsqu'il a finalement été décidé de transporter l'artiste à l'hôpital, elle a accueilli l'équipe sur place et a questionné le Dr Murray, qui lui a affirmé que Michael Jackson n'avait pas de problème de santé mais qu'il souffrait simplement d'insomnie, de déshydratation et de problèmes urinaires. Interrogée sur la présence de l'étui pénien, le Dr Cooper a expliqué que son usage était préconisé en cas d'incontinence ou lorsqu'une personne était placée sous sédatifs. Conrad Murray n'a pas mentionné l'administration de propofol et a affirmé avoir été témoin de l'arrêt cardiaque. Le Dr Cooper lui a donc posé quelques questions pour savoir si Michael Jackson avait eu des symptômes annonciateurs de cet arrêt (douleurs dans la poitrine, qui auraient pu indiquer un infarctus). Aucun, selon le médecin.

Le Dr Cooper a rendu les mêmes conclusions que les secours : au vu de l'examen du corps, Michael Jackson était clairement décédé à son arrivée à l'hôpital. L'équipe a néanmoins essayé de le réanimer sans succès. A 14h26, elle a décidé de mettre un terme à ces tentatives et de prononcer le décès. Un échantillon sanguin a été prélevé.

Le médecin a ajouté qu'elle n'avait jamais été confrontée à une situation où une anesthésie était réalisée au domicile d'un patient. Par contre, dans le contexte d'une hospitalisation (et en hôpital de jour), elle y a déjà été confrontée (par exemple pour la sédation lors d'une intervention chirurgicale ou dans le cas d'un coma artificiel).

Le contre-interrogatoire est reparti du même thème : le Dr Cooper a donc poursuivi en expliquant qu'elle avait déjà administré du propofol à certains patients. Elle a confirmé avoir initialement prononcé le décès à 12h57. La raison pour laquelle elle a tenté la réanimation tient au fait que Conrad Murray lui a affirmé avoir perçu un pouls chez Michael Jackson. Dans le doute, elle a souhaité examiner le patient. A titre personnel, elle n'a jamais enregistré d'activité cardiaque à l'hôpital. Le Dr Cooper a noté qu'il arrivait parfois que des observateurs perçoivent un pouls à tort.

Elle a également détaillé les propos de Murray affirmant qu'il avait assisté à l'arrêt cardiaque : le médecin lui aurait dit qu'il avait vu Michael Jackson arrêter de respirer et qu'il s'était mis immédiatement à lui faire le massage cardiaque. Elle ne l'a pas davantage questionné sur le sujet.

J. Michael Flanagan, l'avocat de Murray, l'a également interrogée sur les doses de propofol conseillées pour un patient de 61.7 kg. Elle a répondu qu'elle commencerait par une dose de 60 mg (rappelons que Conrad Murray affirme n'avoir administré que 25 mg). Selon elle, un dosage de 25 mg déclencherait 5 à 10 minutes de sédation maximum mais elle a précisé que cela pouvait varier un peu d'un patient à l'autre.

L'accusation a ensuite repris la parole, questionnant notamment le médecin sur la surveillance nécessaire lorsqu'un patient était placé sous sédation au propofol. Le Dr Cooper a expliqué qu'il était nécessaire de contrôler les paramètres respiratoires et cardiaques et de laisser en permanence une personne sur place pour qu'elle surveille le patient.

Le témoin suivant, Thao Nguyen, s'est ensuite présenté à la barre. Il s'agissait d'une cardiologue travaillant dans le service de soins intensifs de l'hôpital, appelée en renfort pour tenter de réanimer Michael Jackson aux urgences. Elle a elle aussi questionné Murray à partir de 13h35 pour savoir ce qui s'était passé. Là encore, ce dernier n'a pas mentionné le propofol. Il a simplement reconnu avoir donné au patient des sédatifs pour l'aider à dormir (sans mentionner un quelconque cocktail de médicaments). Il a été incapable de fournir une estimation du temps écoulé entre l'administration des médicaments et l'arrêt respiratoire du patient. La cardiologue a alors expliqué à Murray qu'elle allait tenter la "manœuvre de la dernière chance" en installant une pompe intra-aortique à Michael Jackson pour tenter de faire repartir son coeur. Si la manœuvre échouait, le décès serait prononcé.

16h00 (heure locale) - Après la pause de l'après-midi, le contre-interrogatoire de la cardiologue a eu lieu. Elle a expliqué que le sédatif dont Murray a reconnu l'utilisation était utilisé pour lutter contre l'anxiété et faciliter l'endormissement. Murray a reconnu en avoir donné 4 mg à Michael Jackson. Pour sa part, Thao Nguyen se serait contentée d'une dose d'1 mg pour commencer, éventuellement 2 mg (ce paramètre dépendant de l'historique médical du patient et de son éventuel usage antérieur de la substance). La cardiologue a éprouvé quelques difficultés à répondre aux questions posées par Maître Flanagan car il lui soumettait des scénarios médicaux hypothétiques, auxquels elle a rétorqué qu'il lui manquait beaucoup de paramètres pour répondre.

Questionnée sur l'état psychologique apparent de Conrad Murray, Thao Nguyen l'a décrit comme "effondré" à en croire "l'expression de son visage". Selon elle, leur conversation a duré environ 2 minutes. Elle a ensuite fait appel à un autre médecin pour l'aider à mettre en place la pompe à ballonnet intra-aortique et a expliqué que ce dispositif visait à pallier à une défaillance cardiaque mais ne pouvait pas contrer les effets d'un médicament.

Le dernier témoin de la journée a été un enquêteur de la division Vol-Homicide de Los Angeles, Dan Myers, qui a plus particulièrement évoqué les appels téléphoniques passés par Conrad Murray. Il a confirmé les propos des employés des deux compagnies téléphoniques intervenus précédemment, en expliquant que le médecin possédait deux téléphones, dont il a étudié l'activité sur une période de 24h (correspondant à la journée du 25 juin), afin d'identifier les personnes avec qui Murray avait été en contact ce jour là. Voici les appels mentionnés (Note : il est possible que cette liste comporte des omissions) :
- A 7h01, un appel émis vers un dénommé Andrew Butler, qui a déclaré être un patient et ami du Dr Murray lorsqu'il a été contacté par les enquêteurs. L'homme ne se souvenait pas avoir été appelé par Murray ce jour là.
- A 8h49, un appel reçu d'une femme, Mme Guild, qui a également déclaré être une patiente et amie de Conrad Murray. Celle-ci a déclaré aux enquêteurs qu'elle avait reçu un message de Murray l'informant qu'il ne serait pas à son cabinet (rappel : quelques semaines avant la mort de Michael Jackson, Murray avait transmis un message à tous ses patients les informant qu'il interrompait ses activités quelques temps), elle avait décidé de l'appeler ce jour là pour en savoir plus.
- A 9h23, il a reçu un appel d'une jeune femme qui, contactée par les enquêteurs, a déclaré que Murray était le père de l'une de ses amies californiennes.
- Il a ensuite eu une conversation téléphonique avec un numéro correspondant à sa clinique de Houston (Texas).
- A 10h22, il a reçu un appel court (2 minutes) d'un médecin au sujet d'un patient que le Dr Murray avait traité deux mois plus tôt. Le médecin s'apprêtait à opérer le patient et voulait connaître les médicaments qui lui avaient été prescrits par Murray. Ce dernier a fourni les informations demandées avant de raccrocher.
- Un appel a ensuite été passé par Murray à son assistante. Jointe par les enquêteurs, elle a affirmé que le médecin ne lui avait pas semblé inattentif.
- A 11h07, un deuxième appel très bref a été passé depuis ce numéro.
- A 11h18, un appel long a été passé (plus d'une demi-heure). Les enquêteurs ont identifié que le numéro correspondait au cabinet de Murray à Las Vegas.

D'autres appels ont suivi, montrant que Conrad Murray avait contacté certains de ses patients. L'appel à Michael Amir a eu lieu à 12h12. A 13h08, Murray a par ailleurs contacté sa petite amie, Nicole Alvarez, avec qui il a eu un enfant.

L'audience s'est achevée sur ce témoignage. Notez qu'en l'absence de transcription précise des audiences, il est envisageable que certaines erreurs de retranscription figurent dans ce compte-rendu concernant les horaires exacts des appels.

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).

[b]


Dernière édition par Mikelle le Mer 12 Jan - 17:03, édité 2 fois




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Re: Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Sam 8 Jan - 11:02

[Jour 04] - Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson

18h20 (heure française), 9h20 (heure locale) - L'audience du jour doit débuter à 9h30. La compagne de Conrad Murray au moment des faits, Nicole Alvarez, doit venir témoigner à la barre. Le 25 juin 2009, le médecin l'a appelée durant 2 minutes alors qu'il se trouvait dans l'ambulance conduisant Michael Jackson aux urgences de l'hôpital UCLA. L'inspecteur Dan Myers devrait également poursuivre son témoignage.

Avant le début de l'audience, revenons brièvement sur la journée d'hier, qui a été très chargée (6 témoins + la fin du témoignage du secouriste Richard Senneff). Bon nombre de débats ont été pointus, soit d'un point de vue technique (explications sur la manière d'identifier l'origine ou le destinataire d'un appel téléphonique, etc), soit d'un point de vue médical (soumission de scénarios hypothétiques aux témoins médecins - "Si on injectait une dose de XX mg de la substance YY à telle heure, que se passerait-il ?"). Conséquence de cette complexité : les journalistes présents dans le tribunal semblent avoir eu plus de mal à suivre les débats et des erreurs de compréhension ou de retranscription des propos des témoins ne sont pas à exclure. En l'absence des transcriptions exactes des audiences, il n'est pas possible de procéder à une vérification.

Quoi qu'il en soit, cette troisième journée a permis de souligner plusieurs points importants :
# Les témoins sont unanimes : Murray n'a jamais indiqué (ni aux secours, ni aux urgences) avoir administré du propofol à Michael Jackson.
# Michael Jackson était déjà mort à l'arrivée des secours dans sa propriété d'Holmby Hills. Selon les estimations, le décès remonterait entre 20 et 60 minutes avant l'arrivée des secours (soit un décès survenu entre 11h25 et 12h05 approximativement).
# Le secouriste Martin Blount a vu Conrad Murray ramasser trois flacons de lidocaïne dans la chambre de Michael Jackson, flacons qu'il n'a jamais revus par la suite. Le médecin n'a pas indiqué avoir administré de la lidocaïne à l'artiste.
# Le 25 juin, Murray a utilisé ses 2 téléphones pour envoyer de multiples SMS, passer et recevoir des appels, sans jamais contacter les secours.
# Conrad Murray aurait affirmé au médecin urgentiste avoir assisté au malaise cardiaque de Michael Jackson et avoir immédiatement commencé à pratiquer les gestes d'urgence.

10h25 (heure locale) - L'audience a débuté avec cinq minutes d'avance par le retour à la barre de Dan Myers pour un contre-interrogatoire. L'accusation a fait beaucoup d'objections au cours de son intervention et celles-ci ont souvent été retenues car les questions dépassaient le cadre fixé lors de l'interrogatoire direct. Myers a expliqué qu'il relisait régulièrement les documents relatifs à l'affaire (ses notes, les déclarations des témoins, etc), afin de se rafraîchir la mémoire sur le dossier. Ed Chernoff, l'avocat de Conrad Murray, a tenté d'obtenir davantage d'informations au sujet de l'enquête menée par Myers sur les appels téléphoniques reçus et passés par Murray. Le témoin a expliqué qu'il s'était rendu deux fois au Texas dont un déplacement au cours duquel il a pu parler à plusieurs personnes dont une qui a reçu un appel de 11 minutes de Conrad Murray à 11h51. Il l'a interrogée une première fois au Texas et une seconde fois hier soir.

La femme en question (Sade Anding) est ensuite venue à la barre. Elle a expliqué qu'elle a rencontré Conrad Murray mi-février 2009, alors qu'elle était serveuse dans un restaurant Sullivan's Steakhouse au Texas. Tous deux ont fait connaissance sur son lieu de travail. La défense de Conrad Murray multiplie à son tour les objections, ce qui n'était pas le cas lors des trois journées d'audience précédentes. Cette fois-ci, les avocats semblent beaucoup plus sur la défensive. Ainsi, la défense a fait en sorte que la serveuse ne raconte pas les circonstances exactes de sa rencontre avec le médecin, la fréquence à laquelle elle le voyait, etc. Elle a cependant admis avoir entretenu une relation avec lui.

Elle a ensuite reconnu que c'était bien sur son téléphone portable que le médecin avait passé un appel à 11h51 le 25 juin. Interrogée sur les premiers mots de Murray lorsqu'elle a décroché, elle a simplement expliqué qu'il lui avait dit "Bonjour, comment ça va". Elle lui a immédiatement répondu qu'elle allait bien et s'est mise à lui donner de ses nouvelles car ils ne s'étaient pas vus depuis plus d'un mois : "Je lui ai coupé la parole et je me suis mise à parler".

L'accusation a alors tenté d'en savoir plus sur la manière dont Murray avait réagi à la fin de l'appel. Il est en effet suspecté d'avoir lâché le téléphone en découvrant Michael Jackson inconscient. La défense du médecin a fait objection. Objection retenue, pas de réponse du témoin par conséquent. Cependant, elle a ensuite expliqué qu'à un moment donné, le médecin avait cessé de lui répondre mais qu'elle entendait du bruit à l'arrière-plan : "Je ne l'ai plus entendu au bout du fil. J'ai entendu un brouhaha, comme si le téléphone était dans une poche, j'ai entendu tousser et j'ai entendu des marmonnements". Elle n'a pas reconnu la voix de Murray. "Avez-vous un moyen de savoir à quel moment il a cessé de vous écouter ?" a demandé l'accusation, ce à quoi elle a répondu par la négative, ajoutant qu'elle avait répété plusieurs fois "Allô ? Allô ? Tu es là ?" sans recevoir de réponse. Après avoir attendu 5 à 6 minutes au bout du fil, elle a fini par raccrocher le téléphone et a essayé de rappeler Murray. Il n'a alors pas décroché, ce qui lui a paru inhabituel.

Ces données laissent entendre qu'il se serait écoulé au moins 25 minutes entre le moment où Conrad Murray a découvert Michael Jackson en détresse cardio-respiratoire et le moment où il a passé l'appel aux secours. Le médecin est resté en communication avec Sade Anding entre 11h51 et 12h02, d'après le témoignage d'un employé de la compagnie téléphonique présenté hier. Il aurait donc retrouvé l'artiste inconscient quelques minutes avant midi.

Sade Anding a parlé pour la dernière fois à Conrad Murray lorsque la police s'est présentée à son propre domicile pour l'interroger. Elle a par la suite appelé Murray pour l'informer qu'elle avait reçu cette visite des autorités. Il se serait alors excusé de "l'avoir mise dans cette situation", lui aurait conseillé d'appeler son avocat et de ne pas parler à la police en l'absence d'un avocat.

Lors du contre-interrogatoire (très bref), Ed Chernoff lui a simplement fait dire que l'accusation avait payé son billet d'avion jusqu'à Los Angeles, qu'elle était arrivée la veille et repartait ce soir après avoir passé la nuit sur place. Il lui a également demandé si elle avait dit des choses à la barre qu'elle n'avait pas dites auparavant, ce à quoi elle a répondu par la négative.

Une pause a ensuite été décidée en raison d'un problème lié à l'un des avocats de Murray, Joseph H. Low : ce dernier a dû quitter l'audience avec l'autorisation du juge car il avait d'autres obligations. Mais il est apparemment parti en emportant certains documents nécessaires à l'interrogatoire du témoin suivant. Les avocats des deux parties ont eu une discussion assez animée, le procureur David Walgren déclarant à la défense qu'il les avait prévenus que le témoin en question viendrait à la barre. Le juge a fini par leur réclamer le silence, a exigé que l'on fasse revenir Joseph H. Low et a ordonné une interruption temporaire de l'audience pendant 15 minutes.

12h15 (heure locale) - L'audience a été suspendue à 12h00 pour le déjeuner. Ce matin, après l'interruption, le témoin pour lequel il manquait un document, Bridgette Morgan, est venu à la barre. La femme a simplement expliqué qu'elle avait essayé d'appeler Conrad Murray le 25 juin 2009 sans parvenir à le joindre (selon le LA Times, cet appel manqué est survenu une trentaine de minutes avant que Michael Jackson ne cesse de respirer). Elle l'avait rencontré dans un club en 2003 et avait entretenu une relation avec lui.

Nicole Alvarez, 29 ans, actuellement actrice, a ensuite témoigné à la barre. Elle a éprouvé beaucoup de difficultés à répondre aux questions, déclarant qu'elle ne se souvenait plus, demandant des simplifications, des reformulations, qu'on lui répète les questions, etc. Le juge a fini par lui demander d'être plus attentive. Au terme de son intervention, la défense n'a pas souhaité effectuer de contre-interrogatoire.

Elle a d'abord été interrogée sur les circonstances de sa rencontre avec Conrad Murray : elle a expliqué avoir fait sa connaissance en 2005 dans un club de Las Vegas où elle travaillait. Elle commencé à entretenir une relation amoureuse avec lui, qui s'est poursuivie lorsqu'elle a déménagé à Los Angeles. L'accusation a cherché à faire reconnaître à Alvarez que Conrad Murray était marié à ce moment là mais la défense a multiplié les objections de telle sorte qu'elle ne réponde pas à cette question (elle a par la suite donné la réponse involontairement en répondant à une autre question). De même, une question laissant entendre qu'il avait 6 autres enfants a fait l'objet d'une objection. Ensemble, ils ont eu un fils né en mars 2009 (lorsqu'elle a été questionnée sur sa grossesse, Alvarez a été incapable de dire à quel moment elle était tombée enceinte et a été obligée de compter sur ses doigts pour retrouver l'information). A cette période, ils ne vivaient pas ensemble à temps plein. Alvarez n'a pas été en mesure de dire concrètement à quelle fréquence ils se voyaient entre avril et juin 2009, se contentant d'un "c'était assez fréquent".

Elle a affirmé ne pas savoir où habitait Conrad Murray lorsqu'il ne résidait pas avec elle (avant de reconnaître un peu plus tard qu'il vivait "à Las Vegas avec sa femme", Conrad Murray étant marié à une ancienne camarade de promo rencontrée lors de ses études) et a également déclaré qu'il ne la prévenait pas de ses allées et venues, si bien qu'elle n'était jamais en mesure de déterminer quand elle allait le voir. Lorsque l'accusation lui a demandé "quel emploi du temps elle s'attendait à ce que Conrad Murray aie lorsqu'il travaillait pour Michael Jackson", elle a répondu d'un ton agacé : "Pour commencer, je n'ai pas d'attentes particulières vis-à-vis du Dr Murray donc je n'attendais rien du tout. C'est pour moi une règle de vie". Elle restait néanmoins en contact téléphonique avec lui et il lui disait volontiers où il se trouvait. Selon elle, c'est en juin 2009 qu'ils ont passé le plus de temps ensemble à Los Angeles mais Murray se montrait plus présent depuis mars compte tenu de la naissance de leur enfant. Elle a confirmé que Conrad Murray partait vers 21h ou 22h chaque soir, après le coucher du bébé et revenait le lendemain à des horaires variables, entre 7h et 10h du matin. Il passait ensuite "la majeure partie de la journée à dormir".

Interrogée sur le lien entre Murray et Michael Jackson, elle a raconté qu'elle ne savait plus exactement à quel moment elle avait appris qu'ils se connaissaient : elle a commencé par affirmer que c'était "bien avant qu'elle soit enceinte", avant de laisser entendre qu'elle était en début de grossesse puis d'admettre qu'elle ne s'en souvenait plus. Elle a cependant admis avoir appris "à un moment donné" qu'il était son médecin personnel... puis a affirmé ne pas savoir quel était son rôle exact auprès de Michael Jackson parce qu'il ne lui disait rien. "Le Dr Murray et moi avions pour principe de ne divulguer des informations qu'aux personnes ayant besoin de les connaître : c'est un professionnel, je connais ma place dans sa vie et je n'ai pas pour fonction de connaître les détails de son activité de médecin", a-t-elle déclaré, "sèchement" selon les témoins. Cependant, elle était informée qu'il allait partir en Angleterre et a même déclaré qu'elle avait été invitée à l'accompagner et que cette perspective l'enthousiasmait beaucoup, bien qu'elle soit inquiète de devoir ainsi se déplacer avec son bébé.

Elle a expliqué qu'elle avait reçu 6 paquets envoyés par Conrad Murray à son adresse de Los Angeles entre avril et juin 2009. Le médecin l'avait avertie "par respect" qu'elle allait recevoir des colis, sans lui dire ce qu'ils contenaient. Elle ne les a jamais ouverts et elle ne lui a jamais posé la question. Un ensemble de reçus FedEx lui ont été présentés à la barre montrant que les colis provenaient d'une pharmacie, "Applied Pharmacy Services". Elle a reconnu sa signature sur certains tandis que sur d'autres, il semblerait que la signature ne soit pas la sienne. Elle a admis que "ça avait pu arriver" qu'un colis lui parvienne sans qu'elle signe elle-même le reçu.

La conversation téléphonique entre Nicole Alvarez et Murray le 25 juin à 13h08 n'a pas été mentionnée. Le médecin se trouvait alors dans l'ambulance conduisant Michael Jackson aux urgences.

Conrad Murray réside actuellement au domicile du témoin.

13h30 (heure locale) - Début de l'audience de l'après-midi.

14h45 (heure locale) - Pause de l'après-midi (15 minutes).

15h05 (heure locale) - Le premier témoin de l'après-midi marque un retour à des considérations médicales, puisqu'il s'agissait d'une enquêtrice du bureau du Coroner de Los Angeles, Elissa Fleak, exerçant cette profession depuis 8 ans. Elle a été informée du décès de Michael Jackson le 25 juin et s'est rendue à l'hôpital UCLA à 17h20 pour effectuer un examen externe de son corps. Elle a recherché des traces de blessures potentielles infligées par une arme (ex: couteau) et n'a rien trouvé. Elle s'est fait remettre à ce moment là 4 échantillons sanguins prélevés sur l'artiste destinés à des tests toxicologiques. Après avoir quitté les urgences, elle s'est rendue dans la propriété d'Holmby Hills qu'occupait Michael Jackson.

Elle est allée dans sa chambre où elle a collecté les éléments potentiellement pertinents pour expliquer le décès : plusieurs flacons contenant des gélules, des tubes de crème (hydroquinone, benoquin = il s'agit de deux crèmes utilisées dans le traitement du vitiligo). Les prescriptions provenaient principalement du Dr Murray ainsi que du Dr Metzger. Elle a également trouvé une seringue par terre, près du lit, et une autre sur la table présente dans la chambre. Des bouteilles d'oxygène médical, un pied à perfusion, un bocal à urine, des alèses carrées, des aiguilles hypodermiques, des cathéters, une poche à perfusion contenant du sérum physiologique, un flacon de propofol vide de 200 mg ont également été retrouvés, ainsi que des sacs plastiques contenant d'autres objets (matériel médical, tubes de crème, etc), des flacons de 30 mL de lidocaïne dont deux étaient vides et le troisième à demi-rempli, une poche à perfusion découpée dans laquelle se trouvait un flacon de propofol, une compresse ensanglantée, un oxymètre de pouls (note : dispositif que l'on place à l'index pour mesurer la quantité d'oxygène dans le sang et la fréquence cardiaque) et bon nombre d'autres objets.

De nombreuses photos ont été présentées dans la salle d'audience afin qu'elle identifie l'emplacement où elle avait retrouvé chaque objet. Au total, pas moins de 12 flacons de propofol ont été retrouvés au total dans la chambre et dans le placard attenant ainsi que 6 flacons de lidocaïne.

La défense est ensuite intervenue pour un contre-interrogatoire. A cette occasion, Elissa Fleak a précisé avoir effectué ses premières constatations à Holmby Hills le 25 juin puis y être revenue le 29 après avoir été informée par les enquêteurs qu'il restait des éléments à récupérer dans le placard de la chambre (suite à leur interrogatoire avec le Dr Murray). Elle n'avait pas examiné le contenu de ce placard le 25 juin. La défense a repassé en revue tous les objets, cherchant à savoir si les flacons retrouvés étaient vides ou pleins. "Il y en avait tellement que je ne me rappelle plus lesquels étaient plus ou moins pleins", a avoué le témoin. Flanagan, l'avocat de Conrad Murray, lui a fait décrire la poche à perfusion retrouvée sur le pied à perfusion dans la chambre et a insisté sur le fait qu'elle contenait un liquide transparent et non un liquide d'apparence laiteuse.

16h20 (heure locale) - Lors du contre-interrogatoire, J. Michael Flanagan a questionné le témoin au sujet d'une seringue que son rapport mentionnait comme "cassée", trouvée sur le sol de la chambre. Elissa Fleak a expliqué que le mot était mal choisie, qu'elle aurait dû employer le terme "dissociée" : en effet, la seringue en question n'était pas abîmée, l'aiguille était simplement séparée du reste. Elle a par ailleurs expliqué qu'elle ne s'était pas occupée de la question des empreintes digitales car cela n'entrait pas dans ses attributions. Elle n'a donc pas été en mesure de répondre à plusieurs interrogations relatives aux empreintes retrouvées sur les flacons et seringues.

J. Michael Flanagan a cherché à savoir si Michael Jackson aurait pu s'auto-injecter le propofol, en demandant à Elissa Fleak si les seringues étaient suffisamment proches du lit pour être à portée de main de Michael Jackson. Si Fleak a pu répondre à la question concernant la seringue, déclarant qu'elle était à une soixantaine de centimètres du lit, l'accusation a immédiatement fait objection à une autre question relative à l'éloignement du flacon de propofol, objection qui a été retenu par le juge. La même chose s'est produite lors d'une question sur les aiguilles jetables : Fleak a expliqué qu'elles se trouvaient à plusieurs dizaines de centimètres du lit mais lorsque la défense a voulu savoir si elles étaient "à portée de main", l'accusation a fait objection avec succès. La défense n'a donc pas pu déployer pleinement sa théorie.

17h30 (heure locale) - A l'issue de cette première semaine d'audience préliminaire, l'avocat de Joe Jackson, Brian Oxman, a fait savoir que la famille était "complètement anéantie" d'apprendre la quantité de médicaments administrés à Michael Jackson pendant les derniers jours de sa vie. L'information la plus douloureuse, à leurs yeux, est le fait que Conrad Murray ait attendu plus d'une vingtaine de minutes avant de prévenir les secours.

CNN nous apprend par ailleurs que le juge a rappelé à l'ordre Ed Chernoff, l'un des avocats de Conrad Murray, car il semblait tenter d'obtenir des témoins de l'accusation des informations susceptibles de lui être utiles dans un futur procès. Le juge lui a déclaré : "Nous ne sommes pas en mission d'exploration ici". Plus tard, il l'a une nouvelle fois hélé avec humour : "Houston, nous avons un problème", a annoncé Pastor (malicieuse référence à la ville dont plusieurs avocats du médecin - y compris Chernoff - sont originaires).

Les témoignages reprendront lundi à 10h du matin (heure locale).

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).[b]


Dernière édition par Mikelle le Mar 11 Jan - 8:24, édité 1 fois




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Re: Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Mar 11 Jan - 8:20

[Jour 05] - Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson


10h20 (heure locale) - Au cours de l'heure consacrée à des points de procédure, les avocats de Conrad Murray ont évoqué avec le juge les recherches menées sur l'iPhone du médecin. Ils tenaient à s'assurer que le secret professionnel client-avocat avait été respecté. Le juge a statué que les données récemment recueillies sur le téléphone en question pouvaient être considérées comme des preuves. Ed Chernoff, l'avocat de Murray, a expliqué qu'il s'agissait de "brefs messages vocaux" et de 12 captures d'écran. C'est grâce à l'enquête menée sur les téléphones que l'accusation a pu reconstituer une chronologie assez précise des faits.

Une large part des discussions s'est ensuite déroulée en chambre du Conseil. Autrement dit, hors de portée des journalistes et des personnes présentes dans la salle d'audience. L'accusation a fait part de son intention de faire venir des experts en toxicologie à la barre, soit au cours de cette audience, soit demain. Vers 10h05, défense et accusation sont revenues dans la salle d'audience. Le procureur David Walgren a réclamé un quart d'heure pour examiner certains documents qui ont été modifiés suite aux débats avec le juge Pastor avant de commencer l'audience proprement dite. Une brève suspension d'audience a donc été décidée.

10h55 (heure locale) - Le premier témoin du jour a été Stephen Marx, expert en récupération de données informatiques aujourd'hui retraité. C'est lui qui a été chargé d'extraire les données récupérables sur l'iPhone de Conrad Murray (qu'il a obtenu le 28 juillet 2009). Il a commencé par répondre à quelques questions techniques puis a expliqué qu'il avait pu récupérer plusieurs captures d'écran (images au format jpg). Pour certaines d'entre elles, il a été en mesure de récupérer la date à laquelle elles ont été consultées. Il a également pu récupérer un e-mail daté du 25 juin adressé à Conrad Murray, de la part d'un assureur londonien prénommé Bob Taylor (Note : il est probable qu'il s'agisse de l'un des deux représentants de la firme Robertson Taylor, assureur leader dans le monde du spectacle, compagnie fondée en 1977 par Robert Taylor et William Robertson), reçu à 5h54 (heure de Los Angeles).

Marx a pu confirmer que cet e-mail avait été lu par Conrad Murray et qu'il comportait des questions relatives à la santé de Michael Jackson (apparemment, l'assureur s'inquiétait au sujet de la santé de l'artiste après avoir lu des articles de presse). Il a également pu démontrer que Murray avait répondu à l'e-mail en question à 11h17, heure de Los Angeles, en précisant que les déclarations des médias à ce sujet étaient fausses, que Michael Jackson était en bonne santé et qu'il ne pouvait pas lui communiquer le dossier médical de l'artiste.

12:05 (heure locale) - Le pharmacien Tim Lopez, responsable d'Applied Pharmacy Services (pharmacie de Las Vegas), a ensuite témoigné à la barre. Il a expliqué que sa pharmacie était spécialisée en préparations magistrales et fournissait aux médecins les médicaments nécessaires à leurs patients. Pour vérifier qu'il a bien affaire à une personne autorisée à commander, il contrôle à chaque fois l'identité de son interlocuteur (son statut : médecin, vétérinaire, etc, son numéro de licence médicale et son numéro d'enregistrement à la DEA : ce dernier est fourni à chaque professionnel de santé et l'autorise à prescrire des médicaments réglementés).

Son premier contact avec Conrad Murray a été téléphonique, en novembre 2008 : le médecin lui a expliqué qu'il avait beaucoup de patients Afro-Américains dont certains souffraient du vitiligo. Il a donc réclamé du Benoquin (une crème utilisée pour traiter les symptômes de la maladie) dans une concentration bien précise. Après avoir mené des recherches, le pharmacien n'a pas été en mesure de l'aider à obtenir la concentration désirée mais ne recevant pas de nouvelles de Murray, il n'a pas donné suite.

Murray l'a rappelé au printemps 2009, réclamant de nouveau du Benoquin. Le pharmacien a relancé ses recherches et cette fois-ci, est parvenu à trouver la crème dans une concentration réclamée par Murray. Il l'a donc recontacté en lui précisant qu'il avait trouvé un fournisseur. Murray a commandé 40 tubes de 30g. Cela n'a pas semblé anormal pour le pharmacien. Le médecin a récupéré et réglé sa commande et a demandé si les livraisons pouvaient être adressées à son cabinet.

Peu de temps après, Murray l'a recontacté en lui disant qu'il était satisfait de la crème et a commencé à se renseigner au sujet du propofol et du sérum physiologique : il souhaitait savoir s'il était possible d'en faire livrer pour sa clinique. Il a pu ainsi passer commande. Le propofol commandé se présentait sous deux formes : des cartons contenant 10 flacons de 100 mL et d'autres cartons contenant 25 flacons de 20 mL. Selon Lopez, les achats de Conrad Murray ont débuté le 6 avril 2009 par une première commande d'un carton de 10 flacons de 100 mL, un carton de 25 flacons de 20 mL, neuf poches de sérum physiologique et des tubes de Benoquin. Murray aurait alors demandé si une partie de sa commande pouvait être livrée à Santa Monica, affirmant qu'il possédait une clinique à Los Angeles.

Peu après, le 28 avril 2009, Murray a passé une nouvelle commande de 4 cartons de 10 flacons de 100 mL et 25 flacons de 20 mL, également livrés à Santa Monica, ainsi que 20 flacons de diazepam et 20 de lorazepam. Murray lui a également signalé que son patient se plaignait de la douleur causée par l'injection et a donc réclamé un anesthésique local, la lidocaïne. Il a aussi demandé au pharmacien s'il disposait d'une solution pouvant "redonner de l'énergie" à quelqu'un. Le 12 mai 2009, nouvelle commande : 4 cartons de 10 flacons de 100 mL de propofol, 1 carton de 25 flacons de 20 mL, du diazepam et de la lidocaïne. Un peu plus tard, Murray est de nouveau revenu vers lui, affirmant que le dosage de la lidocaïne n'était pas assez fort. A sa demande, le pharmacien lui a préparé divers échantillons avec des dosages différents pour qu'il décide lequel était le plus adapté.

En juin, le pharmacien a concocté 30 capsules à visée "énergisante", comme le lui avait réclamé Murray, en mélangeant ephédrine, caféine et aspirine. Le 10 juin, Murray a passé une nouvelle commande : 4 cartons de 10 flacons de 100 mL et 2 autres contenant des doses de 20 mL... sans oublier le Benoquin et la lidocaïne. Commande expédiée, comme les précédentes, à Santa Monica. Le 15 juin, nouvelle commande : lorazepam, diazepam, 12 poches de sérum physiologique... envoyés une fois de plus à Santa Monica.

Bilan de ces achats : 255 flacons de Propofol au cours des trois mois précédant le décès de Michael Jackson (130 flacons de 100 mL et 125 flacons de 20 mL).

Les reçus FedEx qui avaient été montrés à Nicole Alvarez, la compagne de Conrad Murray ayant réceptionné les colis en Californie, ont été présentés à Tim Lopez, qui a confirmé qu'ils concordaient avec les dates des commandes passées chez lui.

Lors du contre-interrogatoire, Tim Lopez a confirmé qu'il avait fait toutes les vérifications nécessaires pour s'assurer que Conrad Murray était habilité à solliciter ces substances. Il a par ailleurs expliqué qu'aucune règlementation ne l'obligeait à envoyer les médicaments à un hôpital dès lors que la personne qui les commandait était habilitée à le faire (autrement dit, il semblerait que les vérifications s'effectuent en amont et consistent à s'assurer que la personne qui passe commande est bien médecin ; une fois que ceci est confirmé, le médecin peut faire livrer sa marchandise où il le souhaite). Il a par ailleurs précisé qu'il n'avait jamais été informé du devenir des médicaments commandés par Murray, ce qui était chose courante : en effet, il est fréquent que les médecins passant commande ne fournissent pas le nom des patients pour des raisons de confidentialité.

13h15 (heure locale) - Début de l'audience de l'après-midi.

14h30 (heure locale)
- Pause de l'après-midi. L'occasion pour nous de faire le bilan du témoignage qui vient d'avoir lieu : celui de Jaime Lintemoot, criminologue employée par le bureau du coroner de Los Angeles, dont la spécialité principale est la toxicologie. Son intervention s'est avérée particulièrement détaillée sur le plan biologique puisqu'elle a exposé dans le détail les doses de chaque substance retrouvée dans les différents éléments qui ont été analysés (matériel médical et prélèvements sur le corps de Michael Jackson). En l'absence de transcription officielle des audiences, il n'est pas possible de retranscrire avec fiabilité ces données. Nous nous limiterons donc à les exposer dans les grandes lignes. Notez que certains éléments de ce témoignage peuvent heurter la sensibilité des lecteurs.

La témoin a d'abord détaillé ses qualifications, qui lui confèrent un statut d'expert (elle a ainsi affirmé avoir réalisé des milliers de tests toxicologiques au cours de sa carrière et connaît bien la pratique des tests liés aux propofol puisque c'est elle qui a mis au point la méthode permettant d'identifier cette substance dans un corps humain). Sa découverte lui a valu d'être sollicitée à chaque fois qu'un décès impliquant le propofol survenait dans sa juridiction.

Elle a expliqué qu'elle avait réalisé des tests sur tous les échantillons qui lui ont été fournis (échantillons sanguins prélevés à l'hôpital, échantillons sanguins prélevés au niveau du cœur, échantillons de tissus d'organes prélevés sur le corps, etc) et avait retrouvé du propofol partout. Elle a fourni à la Cour un document de 8 pages rassemblant ses conclusions sur le sujet, document qui a été commenté dans la salle d'audience (lecture des dosages, etc). Par ailleurs, elle a également effectué des tests sur du matériel médical retrouvé dans la chambre de Michael Jackson.

Lors du contre-interrogatoire, Flanagan lui a demandé si elle avait recherché autre chose que le propofol et la lidocaïne. Elle a répondu qu'elle ne s'était occupée que du propofol (mais avait précisé lors de l'interrogatoire direct que d'autres criminologues étaient intervenus pour rechercher d'autres substances). L'avocat de Murray lui a également fait préciser le contenu de la poche à perfusion retrouvée dans la chambre, qui ne contenait aucun médicament (rappelons que selon les témoignages précédents, Conrad Murray a fait remplacer la poche contenant du propofol par une autre contenant du sérum physiologique).

Flanagan a beaucoup insisté sur le contenu de l'estomac de Michael Jackson prélevé lors de l'autopsie, demandant si on y avait retrouvé des traces de jus de fruit, de nourriture. Une fois encore, les objections de l'accusation ont plusieurs fois été retenues donc il n'a pas pu exposer sa théorie jusqu'au bout. Cependant, on peut supposer qu'il cherchait à savoir s'il était possible que Michael Jackson ait consommé du Propofol par voie orale, dilué avec de la nourriture ou un liquide (des bouteilles de jus de fruit ayant été retrouvées dans la chambre). Jaime Lintemoot a déclaré que le contenu de la bouteille de jus de fruit présente sur la table de chevet n'avait pas fait l'objet de tests.

15h55 (heure locale) - Les fans ont une fois de plus eu recours à la voie des airs pour faire passer un message, comme cela avait déjà été le cas lors d'une audience antérieure. Cette fois-ci, c'est une banderole réclamant que les chefs d'accusation contre Conrad Murray soient alourdis qui a flotté au-dessus du tribunal.



16h15 (heure locale) -
L'audience vient de s'achever et le dernier témoin de la journée a été Orlando Martinez, travaillant à la division Vol-Homicide de la police de Los Angeles dont il est l'un des principaux enquêteurs. Il a été mobilisé pour travailler sur l'affaire Murray. Il a rencontré l'accusé deux jours après la mort de Michael Jackson. Conrad Murray était accompagné de son avocat, Ed Chernoff. L'entretien a été enregistré.

Conrad Murray a déclaré à la police qu'il avait rencontré Michael Jackson à Las Vegas en 2006 et qu'il l'avait soigné, lui et ses enfants, lorsqu'ils souffraient de la grippe. Selon Murray, c'est Michael Amir Williams qui lui a demandé de devenir le médecin attitré de l'artiste pendant le This Is It Tour. Michael Jackson l'aurait ensuite à son tour appelé pour lui confirmer l'information. Devant la police, Murray a reconnu que son rôle principal pendant un peu plus de deux mois avait consisté à aider l'artiste à dormir (il a tenu des propos contradictoires au cours de l'interrogatoire, affirmant une fois que c'était "toutes les nuits" et avançant à un autre moment le chiffre de "six jours par semaine"). Il lui injectait 50 mg de propofol au maximum pour induire un sommeil artificiel et le maintenait sous sédation grâce à une intraveineuse.

Au cours de l'interrogatoire, Conrad Murray a dit à plusieurs reprises à la police que Michael Jackson souffrait d'un problème d'addiction. Il a également déclaré que selon lui, l'artiste était devenu dépendant du propofol, si bien qu'il a essayé de le sevrer et de remplacer l'anesthésique par d'autres médicaments. Selon Martinez, Conrad Murray a donc reconnu devant la police qu'il avait administré du propofol chaque soir à Michael Jackson pendant plus de deux mois. Quelques jours avant sa mort, il aurait commencé à réduire la dose et à introduire deux nouvelles substances : le lorazepam et le midazolam. Au cours de la deuxième nuit de cette tentative de sevrage, il aurait tenté de supprimer totalement le propofol, ne laissant que les deux autres substances.

Le 25 juin, censé être le troisième jour de ce "sevrage", Murray a déclaré que Michael Jackson était rentré chez lui vers 1h du matin, avait pris une douche et s'était changé. Le médecin lui a ensuite appliqué une crème dans le dos destinée à traiter ses problèmes de peau. Murray lui a ensuite posé une intraveineuse dans la jambe "pour l'hydrater" avec un mélange de lorazepam et de sérum physiologique (Note : le lorazepam est utilisé pour traiter l'angoisse). Il aurait injecté le mélange doucement, sur 2 à 3 minutes, dans le cathéter et non en piquant à même la peau. Il lui a également donné un comprimé de Valium.

Une heure plus tard, Michael Jackson ne dormait toujours pas. Murray a donc injecté du diazépam (qui est également un tranquillisant). Vers 3h20 du matin, l'artiste se serait enfin endormi... Un sommeil bref, d'une dizaine de minutes (Murray a affirmé avoir consulté sa montre). Le médecin a déclaré à la police qu'il avait conseillé à Michael Jackson d'éteindre la lumière, de mettre un fond musical et de "méditer". L'artiste lui aurait dit que s'il n'arrivait pas à dormir, il devrait annuler ses répétitions et sa tournée. Voyant que l'artiste ne trouvait toujours pas le sommeil, il lui a de nouveau administré un médicament. 7h30. Michael Jackson ne dort toujours pas ; selon Murray, la pression liée à une possible annulation de la tournée était forte. De nouveau, du diazépam, qui ne produit aucun effet.

Selon Conrad Murray, à 10h du matin, Michael Jackson ne dormait toujours pas et a commencé à réclamer du "lait" (nom qu'il donnait au propofol). Murray reconnaît avoir accédé à sa demande (vers 10h40 ou 10h50), en lui donnant la moitié de la dose habituelle, soient 25 mg. Une injection destinée à induire un sommeil artificiel, qui devait être maintenu grâce à une perfusion. Il était selon le médecin aux alentours de 11h.

Michael Jackson s'est enfin endormi. Murray affirme l'avoir surveillé un certain temps et a reconnu qu'à un moment donné, il avait senti qu'il pouvait s'absenter pour aller aux toilettes situées non loin de là. Le médecin affirme que cette absence n'a duré que 2 minutes.

En revenant des toilettes, il aurait découvert "avec stupeur" que l'artiste ne respirait plus. Il aurait alors immédiatement commencé le massage cardiaque et le bouche à bouche alors que Michael Jackson se trouvait encore sur son lit. Il utilisait une main pour lui compresser la poitrine, l'autre étant placée dans son dos. Murray a justifié ce choix par le fait qu'il n'était pas capable de déplacer Michael Jackson par terre tout seul. L'accusation a immédiatement réagi en demandant "Combien pesait Michael Jackson ?" (rappelons que selon les documents officiels, l'artiste pesait 61.7 kg au moment de sa mort tandis que Conrad Murray pèse près de 100 kg). La défense, sans surprise, a fait objection et celle-ci a été retenue.

Murray a affirmé ne pas avoir appelé les secours parce qu'il ne voulait pas interrompre la réanimation. "Il a dit qu'il était en train de s'occuper de son patient et qu'il ne voulait pas le négliger", a déclaré le témoin. Par contre, Murray a tout de même passé un appel à Michael Amir Williams en lui demandant de faire venir la sécurité immédiatement. Il a également reconnu avoir délaissé Michael Jackson le temps de descendre prévenir la cuisinière qu'il y avait une urgence et qu'il fallait laisser la sécurité accéder à l'étage. C'est ainsi qu'Alberto Alvarez a fini par entrer dans la chambre... et que les secours ont été appelés.

Selon Orlando Martinez, Conrad Murray a expliqué aux enquêteurs où se trouvait le matériel utilisé pour soigner Michael Jackson. Le médecin aurait eu l'air surpris de la question, pensant que la police l'avait déjà récupéré. A l'occasion de cet interrogatoire, Murray a également reconnu avoir administré de la lidocaïne diluée à Michael Jackson. Par contre, le médecin n'a jamais mentionné qu'il avait passé et reçu des appels et des textos pendant qu'il s'occupait de Michael Jackson.

Lors du contre-interrogatoire, la défense de Murray a attaqué le témoin de manière assez frontale, comme au cours de cet échange : "Vous avez choisi les sujets que vous vouliez aborder, exact ?" "Oui". "Vous avez affirmé que le Dr Murray n'avait pas mentionné d'appels téléphoniques". "Non, en dehors de celui passé à Michael Amir". "Mais vous ne lui avez rien demandé concernant des appels téléphoniques ou des e-mails. Une semaine plus tard, vous avez demandé à obtenir les relevés téléphoniques. Vous suggérez que le Dr Murray a menti... mais vous ne lui avez tout simplement pas posé la question !" Les débats ont été si enflammés que le juge Pastor a été contraint de demander aux protagonistes de "baisser d'un ton".

Ed Chernoff a particulièrement insisté sur le fait que Conrad Murray semblait "inquiet" du fait que Michael Jackson consomme du propofol, que l'artiste semblait "tout connaître sur le propofol" et que Murray avait tenté de le sevrer, en lui disant qu'il "n'avait pas signé pour faire ce genre de choses". Pourquoi a-t-il commencé ? "Michael Jackson s'inquiétait pour la tournée parce qu'il n'arrivait pas à dormir et il a convaincu le Dr Murray de lui donner ce Propofol". Chernoff a également fait en sorte que Martinez cite plusieurs points du témoignage de Murray qu'il avait laissés de côté lors de l'interrogatoire direct : par exemple, le fait que Michael Jackson lui demandait souvent s'il pouvait se faire l'injection lui-même, ce que Murray refusait.

Chernoff s'est une fois de plus emporté au sujet du 25 juin, en déclarant "Le Dr Murray ne vous a JAMAIS dit qu'il avait fait une perfusion [de propofol] à Michael Jackson le 25". Cependant, Martinez a maintenu sa version en disant "c'est ce que j'ai compris". Chernoff lui a ensuite fait reconnaître que Murray avait indiqué correctement les emplacements où ils pourraient retrouver du matériel médical au domicile de Michael Jackson (semblant ainsi montrer que le médecin coopérait pleinement avec la police).

Suite à ce contre-interrogatoire tendu, l'accusation a souhaité reprendre la main pour revenir sur un point brièvement évoqué avant : un médecin aurait administré du propofol à Michael Jackson dès mars 2009, ce que Martinez avait expliqué au cours de son témoignage. L'accusation lui a demandé où cette injection avait été effectuée. Il s'avère que le médecin en question a effectué l'injection au cabinet du Dr Murray car ce dernier possédait les dispositifs médicaux de surveillance nécessaires à une telle procédure.

Demain, l'audience débutera à 9h15 (heure locale), soit 18h15 (heure française).

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).


Dernière édition par Mikelle le Mer 12 Jan - 17:09, édité 1 fois




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Re: Audience préliminaire de Conrad Murray concernant la mort de Michael Jackson en directe avec elusiveshadow

Message par Mikelle le Mer 12 Jan - 8:59

[Jour 06] - Conrad Murray : le juge ordonne un procès pour la mort de Michael Jackson et une interdiction d'exercer

18h50 (heure française), 9h50 (heure locale) - Pour le moment, aucune information en provenance des Etats-Unis n'est disponible. L'audience du jour devait débuter à 9h15 mais elle a pris un peu de retard. Comme à son habitude, la famille Jackson s'est déplacée au tribunal.


10h25 (heure locale) - Un médecin travaillant pour le bureau du coroner de Los Angeles, Christopher Rogers, a témoigné à la barre ce matin. Il a, au cours de sa carrière, réalisé plusieurs milliers d'autopsies, dont celle de Michael Jackson le 26 juin 2009. Notez que le témoignage qui suit peut s'avérer difficile à lire pour les personnes sensibles.

Selon lui, Michael Jackson était en bonne santé pour son âge, hormis une maladie de peau (le vitiligo), un léger problème de prostate, de l'arthrite, un polype au côlon et une inflammation pulmonaire. Il ne présentait aucune maladie ou malformation susceptible de justifier sa mort. Rogers a confirmé le poids et la taille qui avaient circulé dans les médias (61.7 kg pour 1.75 m) et a expliqué que cela correspondait à un poids normal en termes d'IMC (indice de masse corporelle). Il a toutefois reconnu que l'artiste était mince.

Le Dr Rogers a ouvertement déclaré que Michael Jackson avait reçu des soins de qualité insuffisante. Comme d'autres avant lui, il a en effet souligné que le propofol n'était en aucun cas adapté au traitement de l'insomnie et que le Dr Murray n'aurait jamais dû quitter le chevet de son patient en le laissant sous anesthésie car l'usage de propofol entraînait fréquemment, entre autres, des troubles de la respiration pouvant nécessiter une intubation. Ces manquements à certaines règles élémentaires de sécurité justifient le fait d'avoir considéré le décès comme un homicide.

Rogers a rappelé les données figurant dans le rapport d'autopsie (décès causé par une overdose de propofol en association avec d'autres benzodiazépines) et a conclu qu'il n'était pas envisageable, de son point de vue, que Michael Jackson se soit auto-injecté le propofol.

La défense de Conrad Murray a ensuite pris la parole pour un contre-interrogatoire. A cette occasion, J. Michael Flanagan a demandé au médecin d'expliquer comment le propofol avait pu se retrouver dans le sang présent au niveau du coeur. Rogers a répondu que dans ce cas précis, la substance était passée par voie intraveineuse. Flanagan lui a demandé d'être plus général. Rogers a alors expliqué qu'outre la voie intraveineuse, cela pouvait arriver lors d'une prise d'un médicament par voie orale. Un peu plus tard, l'avocat de Murray a donc tenté d'approfondir cet aspect en questionnant Rogers sur la manière dont il avait procédé pour extraire le contenu de l'estomac et lui a demandé ce que contenait justement l'estomac (sang, jus de fruit, quel fruit en particulier, etc). Le témoin a commencé par expliquer que la présence du propofol dans l'estomac pouvait se justifier par deux hypothèses : par des saignements à l'intérieur de l'estomac ou par transmission depuis un organe adjacent.

Flanagan a alors testé l'une de ses hypothèses de travail, en demandant si Michael Jackson aurait pu ingérer le propofol par voie orale. Le praticien a répondu que ça ne correspondait pas à un mode d'administration possible du produit, qui n'est utilisé qu'en intraveineuse. Il a cependant reconnu que si un patient buvait du propofol, cela pouvait expliquer la présence de la substance dans l'estomac. Le contenu gastrique étant relativement peu important dans le cas de Michael Jackson, Rogers a expliqué que s'il avait réellement consommé l'anesthésique par voie orale, il en aurait ingéré une toute petite quantité. Le propofol déclenchant des brûlures, cela aurait (selon la défense de Murray) poussé l'artiste à ingérer ensuite de la lidocaïne (qu'il surnommait "l'anti-brûlure"). "Je ne pense pas que le contenu gastrique appuie cette théorie", a déclaré le témoin.

Selon Rogers, il est impossible que Michael Jackson n'ait reçu que 25 mg de Propofol. Si tel avait été le cas, le sommeil artificiel ainsi induit n'aurait pas dépassé 3 à 5 minutes (on comprend ici la stratégie déployée par la défense : si Murray n'avait injecté que 25 mg, Michael Jackson aurait tout à fait pu se réveiller pendant que le médecin s'était absenté pour aller aux toilettes, puisque Murray a reconnu y être allé ; la défense suggère donc que Murray dit vrai, qu'il a injecté 25 mg de Propofol, que Michael Jackson s'est spontanément réveillé et a ingéré une dose mortelle).

Christopher Rogers a reconnu qu'il n'existait pas d'études (ce qui n'est guère surprenant !) concernant l'efficacité du propofol en cas d'ingestion et qu'il n'était pas en mesure de savoir ce qui se serait alors passé (digestion du produit, absorption sanguine, etc).

Cependant, le médecin a asséné un coup important à la théorie de la défense en décrétant que même si Michael Jackson avait ingéré du propofol, il considérerait tout de même le décès comme un homicide étant donné les soins pratiqués par Murray : à commencer par la présence du propofol. "Le simple fait qu'il y ait du propofol ici", a expliqué Rogers, "ne correspond pas au contexte acceptable pour administrer cette substance", avant d'ajouter : "[Conrad Murray] n'était pas préparé à faire face à des effets indésirables". Le médecin a par ailleurs précisé que "Les choses pouvaient dégénérer très vite" quand un patient était placé sous anesthésie.

11h00 (heure locale) - Reprise des débats du matin.

12h30 (heure locale) - En deuxième partie de matinée, l'anesthésiste Richard Ruffalo, expert en pharmacologie, s'est à son tour présenté à la barre. Il intervient régulièrement pour aider le Conseil de l'Ordre des Médecins dans son enquête lorsqu'un praticien est accusé d'avoir fourni des soins insuffisants et a été sollicité comme consultant dans l'affaire Murray/Jackson. Il s'est vu remettre plusieurs centaines de pages de documents (documents médicaux, déclarations des praticiens ayant traité Michael Jackson à l'hôpital, etc) à partir desquels il a rédigé un rapport. Ruffalo a précisé qu'il n'avait pas été informé des conclusions rendues par l'anesthésiste auquel le Bureau du Coroner a fait appel dans le cadre de la rédaction du rapport d'autopsie, si bien que son propre rapport était indépendant.

Selon lui, le taux de propofol auquel il convient de s'intéresser est celui qui a été identifié dans l'échantillon prélevé à l'hôpital car il est le plus proche du taux réel que Michael Jackson avait dans le sang au moment de sa mort. Il faut s'attendre à ce que ce taux soit d'ailleurs inférieur au taux péri-mortem, dans la mesure où la réanimation a conduit l'hôpital à injecter d'autres substances en intraveineuse qui ont dû faire baisser le taux. D'après ses conclusions, Michael Jackson a reçu des doses bien supérieures à celles que le Dr Murray prétend avoir administrées.

Par ailleurs, nouveau coup dur pour la défense : Richard Ruffalo a expliqué qu'un oxymètre de pouls n'était en aucun cas suffisant pour surveiller un patient placé sous anesthésie (Murray avait placé ce dispositif au doigt de Michael Jackson avant l'arrivée des secours). "Si vous arrêtez de respirer, il peut s'écouler une ou deux minutes avant que l'oxymètre ne signale que le taux d'oxygène a chuté". Il a expliqué qu'il fallait notamment surveiller la fonction respiratoire de manière beaucoup plus poussée, à plus forte raison lorsque le propofol est utilisé en association avec d'autres médicaments. Selon lui, il faut également que la personne administrant l'anesthésie soit formée à la réanimation avancée (intubation, défibrillation, désobstruction des voies respiratoires par différentes techniques, trachéotomie d'urgence, etc) et dispose d'antagonistes permettant de contrer les effets de certaines substances injectées (les antagonistes permettent, dans certains cas, de réanimer des patients victimes d'overdoses).

13h00 (heure locale) - On savait déjà que l'accusation n'envisageait pas de faire témoigner les enfants de Michael Jackson lors de l'audience préliminaire mais les médias laissaient entendre que la défense aurait pu solliciter leur intervention à la barre. Une porte-parole de l'avocat de Conrad Murray Ed Chernoff a déclaré que ce n'était pas en projet : "Nous n'avons pas l'intention d'appeler les enfants lors de l'audience préliminaire. Nous n'avons pas encore de stratégie de défense ou de liste de témoins. C'est prématuré au stade de l'audience préliminaire. Quant au fait d'appeler les enfants de Michael Jackson à témoigner, je peux vous dire ceci : le Dr Murray aime et respecte Prince, Paris et Blanket et il aurait bien du mal à leur demander quoi que ce soit qui serait source de stress pour eux".

13h20 (heure locale) - Reprise prévue des débats de l'après-midi.

14h40 (heure locale) - Cet après-midi, l'interrogatoire direct de Richard Ruffalo par l'accusation a repris. L'anesthésiste a précisé quelques données supplémentaires : les concentrations constatées au terme des analyses sur le corps de Michael Jackson ne lui semblent pas cohérentes avec une ingestion de propofol et de lidocaïne. Il a également insisté sur le fait que le propofol ne pouvait pas servir pour traiter une insomnie, que les éléments présentés suggéraient des manquements considérables à la sécurité dans les soins prodigués au patient (manque de surveillance du patient, absence de matériel de réanimation, fait de ne pas avoir informé les secours de la nature des médicaments donnés au patient, de ne pas avoir immédiatement prévenu les secours, de ne pas avoir mis en place une ventilation artificielle grâce à un insufflateur, d'avoir pratiqué le massage cardiaque sur une surface molle, etc).

"Quand on donne à un patient des médicaments comme ceux-là, qu'on a un patient dans un état qui s'apparente à une anesthésie, on doit faire preuve de vigilance et rester présent tout le temps. Si l'on quitte le chevet du patient, des choses peuvent se produire. Si on ne sait pas ce qu'a fait le patient, si on ne l'a pas remarqué, enregistré ou noté, quoi qu'il arrive on est responsable à 100% du patient", a précisé le témoin, qui a parlé de "déviance extrême par rapport aux normes de soin".

Il a ajouté que même en plaçant une main dans le dos de Michael Jackson lorsqu'il effectuait le massage cardiaque, les actes du Dr Murray "étaient complètement inutiles" car la pression exercée sur la poitrine n'était pas suffisante. Il a ajouté que cette technique n'était utilisée qu'en réanimation néonatale. Il a également ajouté que selon lui, le fait que Murray affirme avoir été incapable de déplacer seul l'artiste sur le sol ne lui semblait pas défendable : il a expliqué qu'il suffisait de protéger la tête du patient et de le faire doucement glisser par terre, ajoutant que "même si le patient souffrait d'une obésité morbide, on pourrait y parvenir seul".

J. Michael Flanagan a ensuite pris la parole pour un contre-interrogatoire encore une fois centré sur le contenu de l'estomac de Michael Jackson. Lors de cette intervention, Ruffalo a reconnu avoir fait une erreur dans le calcul des concentrations de propofol présentes dans l'estomac ; il a également noté que Conrad Murray semblait savoir que Michael Jackson avait un problème d'addiction au propofol, puisqu'il avait déclaré à la police avoir voulu le "sevrer". Dans ce cas, a-t-il expliqué, cela faisait une raison de plus de ne pas le laisser seul pour éviter tout risque d'auto-injection, risque qui aurait dû être anticipé par tout médecin se sachant confronté à un patient dépendant.

Au terme de ce témoignage, l'accusation a annoncé qu'elle avait terminé de présenter son dossier.

15h45 (heure locale) - L'information vient de tomber. Conrad Murray fera face à un procès.

La défense n'a pas souhaité présenter de témoins. Au cours des plaidoiries de clôture, l'avocat de Conrad Murray, Joseph Low IV, a réclamé, comme il est d'usage de le faire, un non-lieu, en affirmant que l'accusation n'avait pas clairement démontré que le médecin était à l'origine de la mort de Michael Jackson et que son état de santé était susceptible d'avoir contribué à sa disparition prématurée. David Walgren, procureur adjoint défendant la cause de l'artiste, a répliqué en disant : "Par opposition au commentaire de M. Low, permettez-moi juste de dire que pour Michael Jackson, ce n'était pas l'heure de partir. A cause des actes du Dr Murray, les enfants de Michael sont orphelins de père". Puis il a ajouté : "Si Michael Jackson n'est plus là aujourd'hui, c'est à cause de l'incompétence, des actes imprudents et de la négligence du Dr Murray".

Le juge a refusé le non-lieu et déclaré qu'il y avait des "raisons suffisantes" de penser que Conrad Murray était responsable de la mort de Michael Jackson. Le cardiologue devra donc répondre de ses actes devant la justice.

Un représentant du Conseil de l'Ordre est intervenu en fin d'audience pour réclamer que l'accusé soit privé du droit d'exercer en Californie. Il a rappelé les négligences dont Conrad Murray a fait preuve et a affirmé que s'il continuait à exercer, il représentait un danger trop important pour ses futurs patients. Chernoff a répliqué que Conrad Murray n'avait jamais reçu de plainte contre lui (avant celle-ci) au cours de sa carrière et qu'il ne pratiquait plus la médecine en Californie depuis 2009. L'accusation a repris la parole en décrétant que certes, Murray n'avait jamais fait l'objet d'aucune plainte... mais que c'était déjà le cas au moment de la mort de Michael Jackson, ce qui n'a pas empêché le drame de se produire.

Le juge a statué en faveur de l'interdiction d'exercer en Californie. Conrad Murray a 24h pour avertir le Conseil de l'Ordre des deux autres Etats où il est autorisé à pratiquer la médecine (Nevada et Texas) de cette décision. Elle a été prise comme une condition à sa liberté sous caution (autrement dit, c'est parce que Conrad Murray reste en liberté en attendant son procès que cette mesure préventive a été prise, afin qu'il ne mette pas en danger la vie de ses patients potentiels tant qu'il n'a pas été jugé).

La prochaine audience dans cette affaire aura lieu le 25 janvier à 8h30. Il s'agirait de l'inculpation formelle de Conrad Murray ("indictment", lire notre article ici : Comprendre la justice américaine : civil, pénal et déroulement des procédures).

16h35 (heure locale) - La famille Jackson a quitté le tribunal discrètement sans s'exprimer devant les caméras.

17h20 (heure locale) - Ed Chernoff, l'un des avocats du Dr Murray, a fait diffuser le communiqué suivant : "Nous sommes déçus mais pas surpris. Nous savions que nous serions confrontés à un procès et c'est à cela que nous allons aboutir".

Source : ElusiveShadow.com / Divers (TMZ, CNN, ABC, etc).




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