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Portrait d'Ed Chernoff, l'avocat principal de Conrad Murray

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Portrait d'Ed Chernoff, l'avocat principal de Conrad Murray

Message par Mikelle le Mar 1 Fév - 16:56

Portrait d'Ed Chernoff, l'avocat principal de Conrad Murray

La journaliste Miriam Rozen a récemment publié un portrait d'Ed Chernoff, l'avocat principal de Conrad Murray. Chernoff sera l'une des figures clés du procès de l'ancien médecin de Michael Jackson. Voici une traduction de cet article.

"Lors d'une audience préliminaire dans le procès pénal contre le médecin de Michael Jackson – Conrad Murray – l'avocat Ed Chernoff avait une réponse toute prête lorsque le juge du Tribunal Supérieur de Los Angeles – Michael Pastor – a exprimé ses inquiétudes au sujet du contre-interrogatoire d'un officier de police par Chernoff en disant "Houston, nous avons un problème"…

Chernoff, l'un des associés du cabinet de Houston Stradley, Chernoff & Alford, se souvient avoir répondu au juge : "Vous attendiez depuis le début de la semaine de me sortir ça !"

L'échange survenu le 7 janvier s'illustre pour Chernoff comme un rare moment de légèreté au milieu des 18 mois stressants passés à représenter Murray, un cardiologue basé à Houston. Le 8 février 2010, le Bureau du Procureur Général du Comté de Los Angeles a accusé Murray d'homicide involontaire suite au décès de Jackson survenu le 25 juin 2009 à cause d'une dose mortelle de propofol. Le bureau du procureur général affirme que Murray "a illégalement et sans préméditation tué Michael Joseph Jackson… en commettant un acte illégal n'équivalant pas à un meurtre ; et en commettant un acte licite qui a pu entraîner la mort d'une manière contraire à la loi, sans faire preuve de la prudence et de la circonspection nécessaires".

Au terme de l'audience préliminaire, Pastor a déterminé le 11 janvier qu'il y avait des preuves suffisantes pour que le dossier de l'accusation contre Murray soit présenté lors d'un procès. Lors de la lecture de l'acte d'accusation le 25 janvier, Murray a plaidé non coupable.

Le fait de représenter Murray, qui suscite une attention internationale étant donné la popularité de Jackson, n'est pas simple ni pour Chernoff ni pour son cabinet. "Nous gérons beaucoup d'affaires très médiatisées. C'est une chose quand on a trois caméras dehors en quittant le tribunal. C'en est une autre quand il y en a 300", explique Chernoff.

Chernoff et son associé Bill Stradley affirment que la défense de Murray met à rude épreuve le planning et les ressources du cabinet ; elle les a obligés à déterminer la meilleure manière de faire face au déluge de sollicitations des médias ; et elle a nécessité que les cinq avocats du cabinet jonglent beaucoup avec leurs dossiers. "Nous sommes un petit cabinet. Nous avons tendance à tout partager, la charge de travail et les revenus", explique Stradley. "La complexité de cette affaire et les déplacements qu'elle exige, toutes ces choses là représentent un investissement conséquent. Ayant un associé qui se consacre essentiellement à cette affaire, nous avons dû nous adapter dans la semaine pour répartir la charge de travail".

"Je ne joue plus autant au golf que j'en avais l'habitude mais il est vrai que je jouais beaucoup… et ce n'est pas un problème parce que nous admettons tous que c'est important", plaisante Stradley.

La notoriété de l'affaire a apporté de nouvelles opportunités professionnelles au cabinet mais pas tant que ça, selon Stradley. "Ce n'est pas parce qu'on s'occupe de cette affaire qu'on doit d'un seul coup repousser des clients à la porte ; par contre, ils ont davantage confiance en notre capacité à gérer des problèmes significatifs", remarque-t-il.

Chernoff affirme que le cabinet utilise son site Internet comme principale manière d'informer rapidement le public et la presse des nouvelles informations concernant l'affaire Murray, tout ceci pour tenter de s'assurer que les futurs jurés de Los Angeles voient et entendent des informations exactes. Murray a même posté une vidéo sur Youtube – tournée au domicile de Chernoff – pour faire savoir à ses patients qu'il allait bien et qu'il était reconnaissant de leur prévenance.

Murray a embauché Chernoff sous 48 heures après le décès de Jackson. Depuis, Chernoff fait régulièrement la navette entre Houston et Los Angeles. Il explique qu'à l'automne dernier, il a loué un appartement à Hollywood afin de réduire les frais d'hôtel ; il a également appris à cesser de répondre sur son portable lorsqu'il ne reconnaissait pas le numéro.

Chernoff explique qu'en juillet, il a même passé et réussi l'examen du barreau de Californie (bien qu'il doive encore prêter serment pour en devenir membre). Quatre semaines avant l'examen, il a commencé à se lever à 3h du matin pour étudier, en utilisant des livres vieux de 3 ans achetés sur CraigsList. Il confie qu'il a eu de la chance à l'examen du barreau parce que deux des questions de dissertation portaient sur le droit pénal. Il explique qu'il a passé l'examen du barreau de Californie parce qu'il ne voulait pas prendre le risque de perdre son statut de "pro hac vice" (Note : ce terme désigne un avocat autorisé à prendre part à une affaire jugée dans une juridiction où il n'a pas l'autorisation d'exercer ; Chernoff étant un avocat texan, il bénéficie de ce statut particulier lui permettant de défendre Murray en Californie ; il a préféré passer l'examen du barreau afin d'acquérir l'autorisation d'exercer officiellement dans l'État).

Chernoff raconte qu'en décembre 2009, il a organisé des entretiens avec une dizaine d'avocats, pour finalement arrêter son choix sur J. Michael Flanagan, un associé du cabinet Flanagan, Unger & Grover de Glendale, Californie. Chernoff avoue qu'il a choisi Flanagan parce que ce dernier a défendu avec succès deux infirmières californiennes accusées d'homicide involontaire après avoir supposément administré du propofol à un patient qui est décédé.

Malgré les défis que pose le dossier Murray, Chernoff affirme qu'il ne peut pas se plaindre : "Je lui ai promis de ne pas l'abandonner", déclare-t-il en parlant de Murray. "Et nous sommes bien payés pour ce que nous faisons, par rapport aux tarifs normaux". Chernoff ajoute : "Je n'ai pas une situation où je pourrais me permettre de faire ça gratuitement".

Lors de l'audience, seule l'accusation a présenté des preuves car la défense a choisi de se contenter d'un contre-interrogatoire des témoins de l'accusation plutôt que d'avoir recours à une défense active. Et l'accusation a gagné.

"Michael n'est pas ici avec nous aujourd'hui à cause des actes d'un médecin complètement incompétent, mauvais et imprudent : l'accusé, Conrad Murray", a déclaré à la Cour David Walgren, le procureur adjoint, le 11 janvier. En résumant les preuves présentées lors de l'audience, Walgren a expliqué que les témoins de l'accusation avaient indiqué que Murray avait consacré du temps à dissimuler des preuves "au moment où son attention aurait dû être focalisée sur son patient" et qu'il n'avait pas parlé à un secouriste du propofol présent dans l'organisme de Jackson, tout ceci illustrant que Murray était "conscient d'être coupable".

Walgren a également remarqué que des relevés révélaient que d'après une chronologie fournie par le médecin à la police, Murray avait lu et envoyé des e-mails après avoir retrouvé Jackson en arrêt respiratoire. "Ce qu'il faut donc aussi supposer, c'est que le Dr Murray a laissé Michael Jackson, l'a laissé mort ou mourant pendant une heure avant que les secours ne soient appelés. S'il ne se trompe pas et qu'il a bien attendu une heure… ou s'il ment concernant la chronologie, nous avons ces deux options. La troisième est tout aussi dérangeante et ne peut être que la suivante : le Dr Murray est incompétent, imprudent et mauvais au point de ne pas avoir la moindre idée de l'heure à laquelle il a donné les médicaments à Michael Jackson. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il lui a donné et quand", a soutenu Walgren.

La défense a contré les arguments de Walgren en remarquant qu'aucun témoin n'avait dit qu'un e-mail avait tué Jackson, pas plus que les témoins n'ont suggéré que la réanimation ou un appel plus précoce au 911 auraient empêché sa mort (Note : selon certains témoins, compte tenu des doses de médicaments reçues par Michael Jackson, la réanimation serait restée infructueuse même si les équipes médicales avaient connu le détail des substances injectées par Murray). Les avocats de Murray ont également souligné que le jour où Jackson est mort, Murray était stressé et a donc pu se tromper sur la chronologie des faits.

Le 11 janvier, Pastor a établi qu'il y avait des preuves suffisantes pour que le dossier de l'accusation fasse l'objet d'un procès. L'affaire État de Californie contre Conrad Robert Murray doit s'ouvrir le 28 mars.

Chernoff affirme que lui et Flanagan n'avaient aucun doute sur le fait que le juge établirait qu'il y avait assez de preuves pour qu'un procès ait lieu, c'est pourquoi ils n'ont pas perdu leur temps à mettre en place une défense active lors de l'audience. De plus, ils ne voulaient pas donner à l'accusation un aperçu de la stratégie qu'ils adopteront lors du procès. Dans le cadre de cette stratégie, Chernoff explique qu'il n'a pas voulu renoncer au droit de son client à bénéficier d'un procès rapide. En l'absence de ce renoncement, la loi de Californie exige que les procureurs commencent à présenter leur dossier sous 60 jours après la mise en accusation de Murray survenue le 25 janvier.

Selon Chernoff et Flanagan, deux facteurs principaux ont contribué à la décision des avocats de la défense d'organiser le procès le plus tôt possible :

* Par exemple, le 11 janvier, dernier jour de l'audience préliminaire qui a duré 6 jours, Pastor a suspendu la licence qui autorise Murray à exercer la médecine en Californie, en attendant l'issue de son procès. Chernoff explique qu'il veut que le procès de Murray commence rapidement, avant que d'autres administrations aient l'occasion de priver le praticien de sa licence médicale au Texas et au Nevada. La perte de sa licence au Texas réduirait les revenus de Murray et affecterait sa capacité à financer sa défense, sans compter l'incidence que cela aurait sur le bien-être des patients du médecin et sur la vocation première de Murray.
* Flanagan explique qu'une autre raison qui exige un procès rapide tient aux témoignages présentés par les 24 témoins de l'accusation appelés lors de l'audience préliminaire, des témoignages qui selon lui "sont allés dans des directions opposées", ce qui aidera la défense à faire naître un doute raisonnable lors du procès. Selon Flanagan, un procès rapide donne moins de temps à l'accusation pour pallier aux faiblesses de son dossier.

Lors de l'audience, Flanagan affirme que l'accusation a changé de théorie concernant ce qui s'est passé au domicile de Jackson, en particulier au sujet du propofol. Selon une transcription de l'audience, Walgren a parlé dans sa plaidoirie d'ouverture de Murray "administrant lentement à Michael une injection de propofol". Mais Flanagan a obtenu un témoignage montrant que Jackson aurait pu ingérer lui-même le propofol. Au cours du contre-interrogatoire du Dr Richard Ruffalo, témoin de l'accusation, Ruffalo a reconnu qu'il s'était trompé, évoquant des "microgrammes" au lieu de "milligrammes" en mesurant les concentrations du contenu gastrique de Jackson à partir du rapport toxicologique du coroner. "Je n'avais pas dû mettre mes lunettes", a déclaré Ruffalo. Il a également précisé qu'en recalculant correctement, les données pourraient mener à la conclusion que Jackson a "auto-ingéré" ou "bu" une partie du propofol – par opposition à la théorie selon laquelle Murray lui a administré l'intégralité de la substance. Toutefois, Ruffalo a soutenu que Murray restait responsable d'avoir laissé le médicament à la portée de Jackson.

Le Bureau du Procureur Général du Comté de Los Angeles ne souhaite pas faire de commentaire dans le cadre de cet article. "Il s'agit d'une affaire en cours et ce ne serait pas correct de notre part de nous engager dans le type de débat 'hors tribunal' que vous recherchez", écrit la porte-parole Sandi Gibbons.

Compte tenu du lien étroit qu'il entretient avec l'affaire Murray, Chernoff connaît les enjeux. "Si à la fin du procès, je ressors aux côtés de mon client, ça va avoir un impact gigantesque sur mon cabinet. Si je ressors sans lui, je vais être celui qui aura perdu le plus gros procès depuis celui d'O.J. Simpson".

Source : Law.com / Traduction : ElusiveShadow.com





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