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Quincy raconte la creation de Thriller dans son autobiographie

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Quincy raconte la creation de Thriller dans son autobiographie

Message par BILLIE.JEAN le Mer 2 Fév - 9:40

Dans son autobiographie, Quincy Jones a réservé un chapitre entier sur la conception de Thriller et sa rencontre avec Michael Jackson. J’ai trouvé ce chapitre très intéressant sur le professionnalisme de Michael et les coulisses de la production de Thriller.
Voici le livre :
http://www.amazon.fr/Quincy-Jones/dp/2221096339/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1296329393&sr=1-1
J’ai zappé quelques passages et quelques paragraphes qui me paraissaient moins intéressants ou trop détaillés pour que ce soit plus fluide et moins long à lire.


Voici le chapitre :


J’ai rencontré Michael Jackson un après-midi de 1972 quand il avait 12 ans, lors d’une réception à Los Angeles chez Sammy Davis, qui avait enregistré sur un appareil précurseur du magnétoscope une émission d’Ed Sullivan Show avec les Jackson Five. Michael est un génie de la pop music dont le talent reste incompris, même par lui. Il a commencé dans les années 1960 comme jeune prodige de la Motown, dirigée par Berry Gordy. Peu de gens savent que sa ville natale, Gary, dans l’Indiana, était un trou si minable que lui et sa famille vivaient dans le seul but de s’en échapper. Je trouvais qu’il avait le potentiel pour aller bien plus loin que l’excellente pop bubble gum des Jackson Five chez Motown style Dancing Machine ou Ben, le chanson d’amour sur un rat. Commee il l’a déclaré au cours de l’émission spéciale à l’occasion des 25 ans de la Motown : "J’adore travailler avec mes frères, mais… " si la plupart des enfants stars n’ont pas d’avenir, Michael était différent. Je l’aimerais toujours. Les auteurs et critiques ont beau sembler résolus à le rayer de l’histoire, ça n’arrivera pas. Justement parce que c’est ça, l’histoire. Elvis et bien d’autres sont devenus bizarres sur le tard. Michael Jackson a sa place dans l’histoire de la pop : au sommet, quoi qu’en disent ceux qui arguent de son excentricité ou des meilleures ventes des Eagles sur le territoire américain. Questions ventes mondiales, Michael reste l’homme à abattre.


Notre première collaboration remonte à The Wiz, sur lequel j’étais superviseur – sans enthousiasme parce que, à l’exception de 3 des chansons (Home, Ease on down The Road, de Charlie Smalls et Brand New Day, de Luther Vandross), je ne sentais pas bien les mélodies du spectacle original, malgré son énorme succès à Broadway.[…]
Michael a été la meilleure chose qui me soit arrivée sur The Wiz, hormis pouvoir enfin travailler avec Nick Ashford et Valerie Simpson. […] Michael avait déjà 15 ans de métier lorsqu’on a collaboré sur The Wiz, mais l’équipe du film n’ayant aucune idée de ses capacités, il n’avait même pas le droit à une chanson solo. Avec le soutien de Lumet, on a réussi à insérer You Can’t Win, avec un numéro entre l’épouvantail et les corbeaux. À 19 ans, Michael avait la sagesse d’un vieillard et l’enthousiasme d’un enfant. C’était un beau jeune homme très timide, qui cachait une intelligence remarquable derrière ses petits gloussements et sourires. Mais sous cette façade, ne vous y trompez pas, il y avait un artiste ultra perfectionniste, dévoré par l’ambition de devenir le plus grand homme de spectacles du monde. James Brown, Sammy Davis Jr, Fred Astaire, Gene Kelly, voilà quelles étaient ses idoles et ses modèles. Il regardait des cassettes de gazelles, de guépards et de panthères pour imiter leur grâce naturelle. Il voulait être le meilleur en tout, tout assimiler. Dans chaque domaine, il s’est inspiré de ce qu’il y avait de mieux pour se créer un style et un personnage sans égal. Exactement comme Sammy Davis avant lui.
Au départ il s’agissait juste de ressembler à des modèles, mais ensuite la frontière entre rêve et réalité s’est brouillée. Michael est une véritable éponge et caméléon. Il partage certaines qualités des grands chanteurs de jazz avec lesquels j’ai travaillés, Ella Sinatra, Sassy, Aretha, Ray Charles, Dinah : une pureté de son, un timbre inimitable et une plaie ouverte qui pousse à l’exploit. Chanter étouffait leur douleur, pansait leur blessures, effaçait leurs problèmes, les libéraient de leur prison émotionnelle. La presse aime à se moquer des tenues du Captain Marvel ou du style de vie de Michael, mais comment aurait-il pu vivre comme Monsieur Tout-Le-Monde alors qu’il est exposé au regard du public depuis ses 5 ans ? Peut-on jamais s’habituer à ce qu’une quinzaine d’adolescentes fasse le guet devant chez vous 24h/24 et 7j/7 ? Presley a dû faire face au même phénomène. Quand j’ai posé la question à Michael, il m’a répondu : "Elles ont toujours été là, d’aussi loin que je m’en souvienne." À l’en croire la chanson Billie Jean s’inspirait d’un fait réel : une femme avait escaladé le mur d’enceinte de la propriété de Michael et s’était installée près de la piscine. Par la suite, elle a voulu le traîner en justice en prétendant qu’il était le père de l’un de ses jumeaux.


La première fois qu’il est venu chez moi, il m’a dit : "Je prépare mon premier disque en solo pour Epic Records. Tu pourrais m’aider à trouver un producteur ?" J’ai répondu : "Avec la préproduction du film, j’ai pas mal de pain sur la planche, mais je vais y penser." Pendant les répétitions des numéros musicaux de The Wiz, il n’a cessé de m’impressionner. Sur place, dès 5 heures pour son maquillage d’épouvantail, toujours hyper préparé, ayant mémorisé les moindres détails de ce qu’il devait faire pour les scènes du jour, il connaissait aussi tous les pas de danse, toutes les répliques et toutes les paroles de toutes les chansons de tous les autres acteurs. Son personnage sortait souvent de son torse en paille des petits bouts de papier sur lesquels étaient inscrits des proverbes de grands philosophes, dont Socrate qu’il a prononcé par erreur "Socrète" durant tout un après-midi de répétition. Personne ne l’ayant corrigé au bout de 3 jours, je l’ai pris à part pendant une pause pour lui glisser : "Michael, avant que tu n’en prennes l’habitude, je crois que tu devrais savoir que ça se prononce ‘Socrate’".
- C’est vrai ?" s’est-il gentiment étonné en écarquillant des grands yeux.
Quelle réaction ! Du coup je n’ai fait ni une ni deux, je me suis engagé : "J’aimerais bien me lancer dans la production de ton nouveau disque."
Une fois le film en boîte, il est allé avec ses imprésarios Freddie DeMann et Ron Weisner voir les huiles de son label, Epic records, pour leur annoncer qu’il me voulait comme producteur. Noirs ou Blancs, ils ont freiné des quatre fers. Après tout, on était en 1977 et le disco régnait en maître. L’idée, c’était : "Quincy Jones est trop jazz, il n’y a qu’avec les Brothers Johnson qu’il a produit des tubes pour la danse." - même refrain pour les directeurs artistiques qui s’occupaient de Michael chez Motown quand Stevie Wonder ou Marvin Gaye m’appelaient, des années plus tôt, pour me demander de travailler avec eux. Michael s’en est ouvert à moi, et je lui ai dit : "S’il est écrit qu’on travaille ensemble un jour, Dieu fera en sorte que ça arrive, ne t’inquiète pas."


Aussi fervent témoin de Jéhovah, soit-il (il lui arrivait même de s’habiller normalement pour aller prêcher la bonne parole dans les rues de certains quartiers) Michael ne voulait pas s’en remettre à la foi, sur ce coup. Il est retourné chez Epic avec DeMann et Weisner et a dit aux autres : "Je me fous de ce que vous pensez, Quincy produit mon disque" et ils ont accepté. On a répété chez moi. Il était si timide qu’il s’asseyait le dos contre le canapé pour chanter alors que j’étais assis dessus, les mains sur les yeux, dans le noir. On a essayé tout un tas de trucs que j’avais assimilé au fil des ans pour l’aider à s’épanouir artistiquement comme baisser les tonalités d’une simple tierce mineur pour lui donner plus de souplesse et un timbre plus riche dans les registres aigus et graves, ou varier le tempo. J’ai aussi essayé de l’orienter vers des textes un peu plus signifiants, certains sur l’amour. Seth Riggs, un célèbre coach vocal, lui a prescrit des vocalises dynamiques pour étendre sa tessiture d’au moins une quarte, ce qu’exigeaient les effets vocaux que je visais.

Michael et moi, on s’entendait bien. Quand il a été prêt à enregistrer, j’ai réuni mon gang de tueurs : Rod "Worms" Temperton, un des meilleurs compositeurs de tous les temps, Bruce "Svensk" Swedien, l’ingénieur du son de stature internationale, le champion Greg "Mouse" Phillinganes, virtuose des claviers, Jerry Hey, monstrueux trompettiste et arrangeur, Louis "Thunderthumbs" Johnson, le cadet des Brothers Johnson, à la basse électronique : John "J.R" Robinson, Paulinho DaCosta, le percussionniste brésilien, et beaucoup d’autres.
Michael a chanté la plupart des titres live sans aucun recording. Le disque qui en a résulté Off The Wall s’est venus à 10 millions d’exemplaires. Pas mal pour du jazz hein ? Ironie du destin, les cadres d’Epic qui avaient dit non au départ, noirs ou blancs, ont gardé leur poste garce au succès d’Off The Wall, record des ventes pour un disque d‘artiste noir à l’époque.


Michael, Quincy et Bruce Swedien :




Au moment où Michael et moi nous lancions dans un 2ème album, j’ai rencontré Steven, Spielberg, qui tournait E.T pendant que je produisais Thriller.

Après la sortie et le succès planétaire de E.T, Steven m’a demandé de réaliser la chanson du livre-album E.T. malgré mon retard sur Thriller, à boucler en 4 mois, j’ai accepté parce qu’il que d’une seule chanson. J’ai demandé à Marilyn et Alan Bergman et à Rod Temperton de l’écrire et à Michael de l’interpréter. Enthousiaste, Steven a dit : "C’est génial ! Et si vous faisiez tout l’album ?" C’était un vrai défi de réduire un œuvre visuelle de 2 heures, l’un des plus gros succès de l’histoire du cinéma, à une œuvre sonore de 40 minutes.
[…]
Entre temps, Epic a eu vent des activités de Michael, et ça a chié de très grosses bulles. Chez Universal, où travaillait Steven, les disques MCA ne s’étaient même pas donné la peine de solliciter l’autorisation d’Epic pour enregistrer l’artiste noir le plus populaire au monde. Apparemment, sans le moindre respect pour lui, ils se la jouaient style : "Michael Jackson travaille avec Spielberg. Il devrait être content."
Walter Yetnikoff, le PDG d’Epic, a sorti la grosse artillerie. "Je les emmerde tous, Quincy, Steven, Sis Sheinberg et Universal" et il a posé un ultimatum : 500 000 dollars cash ou il bloquait la sortie du livre ET.
[…]
Boucler Thriller en à peine plus de 2 mois tenait du voyage en fusée : tout a été fait à une vitesse supersonique. Avec Rod Temperton, qui a coécrit plusieurs titres, j’ai écouté presque 600 chansons avant d’en choisir une douzaine. Et là, Rod m’a soumis environ 33 maquettes de ses propres compositions, totalement finies avec ligne de basse et contre-chant, avec 10 à 25 propositions de titre pour chacun et une ébauche de paroles. C’était génial de travailler avec lui, toujours fin prêt, jamais d’embrouilles.
Michael composait aussi à plein régime-et ce n’est pas peu dire. Pendant notre collaboration, il a écrit 3 titres sur Off The Wall, 4 sur Thriller et 6 sur Bad. Un jour, alors que je le tannais depuis des mois pour qu’il écrive une version à lui de My Sharona, je suis allé chez lui et je lui ai dit : "Laisse tomber, Smelly, sinon on va rater le coche" et il m’a répondu : "Quincy, j’ai un truc à te faire écouter, mais c’est pas encore terminé, je n’ai pas mis la voix dessus."
Je l’appelais Smelly parce que, quand une mélodie ou un rythme lui plaisaient, au lieu de dire que c’était funky, il disait que c’était de la smelly jelly. Quand c’était très bon, il disait : "Ça c’est vraiment de la smelly jelly."
Bref, je lui ai dit : "Smelly, il se fait tard, alors on y va." Je l’ai entraîné dans son studio, il a appelé son ingénieur du son, et on a enregistré la partie chantée comme ça. Michael a sorti ses tripes dans cette chanson. Elle s’appelait Beat It.
On savait que le disque était chaud musicalement, mais sur Beat It le niveau sonore pétait littéralement des flammes, au point qu’à un moment Bruce Sweiden nous a fait venir en cabine : le baffle droit était en feu. On n’avait encore jamais vu ça en 40 ans de métier.


C’est pendant les séances de Thriller que j’ai découvert la vie de folie que connaissait Michael. Un jour, une belle californienne est passée devant la fenêtre du studio de Westlake, une glace sans tain côté rue, et elle a relevé sa robe, sous laquelle elle ne portait strictement rien. Rod, Bruce et moi on s’est rincé l’œil, trop contents d’évacuer un peu de stress. On regardait ça, ébahis, on s’est retourné et on a vu Michael, le fervent témoin de Jéhovah, qui se cachait derrière la console.
[…]
Le grand moment est arrivé : Rod, Bruce Michael, ses managers Freddie DeMann et Ros Weisner et moi, on s’est assis pour écouter le pressage test final du disque qui devait suivre Off The Wall. Résultat : un désastre. Avec toutes ces supermélodies, ces superinterpretations, ces supermix et ces supercompos, on avait de la merde sonore à 24 carats. Silence total dans le studio. On s’est éclipsé un à un de l’autre côté du couloir pour être seul : le silence s’est prolongé.
On en avait trop mis, sur cet album. Pour qu’un disque cartonne à la radio, il faut des sillons larges qui donnent un bon gros son. Si on bourre trop, on rétrécit les sillons et on se retrouve avec un son métallique. Sur les CD, ça ne joue plus à cause du numérique, mais du temps des vinyls, il fallait être réaliste et se limiter à 19 minutes par face. La physique d’abord-la musique après. […]

On était dans la mouise. Michael pleurait en disant "Qu’est ce qu’on fait maintenant ?" Le single de The Girl Is Mine était déjà sorti et avait atteint à vitesse grand V la 2ème place dans les Charts. L’album se faisait attendre. La maison de disque voulait les masters l’après-midi même.
On a dit à Larkin Arnold : "Ce disque est insortable dans son état actuel." On a pris 2 jours de repos et la semaine suivante, on a mixé un titre par jour en mettant dans le mille.
[…]
Coup sur Coup Billie Jean et Beat It ont enflammé les Charts, atteignant tous deux la première place.[…]
On entendait et on voyait Michael partout dans le monde. Michael, sa musique et les clips sur MTV ont marché d’un même pas vers la gloire. La vidéo de Thriller était le premier clip de 14 minutes jamais tourné, et il a reçu dans le monde entier le traitement réservé aux longs métrages. À vrai dire, la plupart des clips qui sont devenus des fonds de commerce de MTV sont des imitations de Beat It, Thriller ou Billie Jean, et, à ce jour encore, le style chorégraphique de Michael se retrouve partout. Ses clips ayant fait sensation au moment où ce média s’imposait comme un art, il a contribué à définir le format en termes de style, de chorégraphie et d’esthétique. CBS aime à s’en attribuer le crédit, mais c’est Steve Ross qui a dû insister pour que les clips de Michael passent sur MTV dont la politique était de "privilégier le rock’n’roll" et pas les artistes noirs. Rick James et la Motown étaient fumasses qu’on boycotte "Le Monstre".


Quand Thriller a conquis la planète, les fans ont assailli Michael de partout.
C’était un artiste hors du commun, totalement voué à son métier, capable de travailler ses pas de danse pendant des heures, peaufinant soigneusement le moindre glissé, le moindre geste, la moindre attitude. S’il vivait dans un monde imaginaire, C’est sûr c’était ça qui lui convenait. Chez lui, à Havenhurst, il avait un perroquet très malpoli et un boa constrictor baptisé Muscles. Un jour Muscles a disparu. Après avoir retourné toute la propriété pendant 2 jours, on l’a finalement retrouvé suspendu à la cage du perroquet avec le bec de l’oiseau qui lui sortait de gueule. Muscles avait avalé cet abruti tout cru et ne pouvait plus ressortir sa tête d’entre les barreaux parce qu’il ne l’avait pas encore digérée. D’une certaine façon, c’est une métaphore de la vie de Michael après Thriller : au bout d’un moment il n’a pas pu ressortir de sa cage. Tout ça l’a complètement dépassé.[…]


Michael a subi de plein fouet les conséquences de notre succès. C’est comme un ouragan dans un trou noir : ça vous aspire, ça vous déforme et ça vous recrache. Et encore, à ce jour, les gens oublient que dans le fond, Michael était resté très "plouc". J’habitais à l’époque Stone Canyon Road, une des plus belles rues de Los Angeles, à deux pâtés de maison de l’hôtel Bel Air. Michael est venu une fois à une soirée avec son petit chapeau Kangol, et il a garé sa nouvelle Rolls à trois pâtés de maisons de chez moi. Comme il venait de Gary, dans l’Indiana, et moi de Chicago, j’ai tout de suite deviné ce qu’il avait en tête quand il est sorti de chez moi à 2 heures du matin et qu’il a ramassé une brique devant les buissons. Je lui ai dit : "Smelly, on n’est pas à Gary ni à Chicago, ici. C’est la rue la plus sûre de L.A. " Quand je le taquinais en lui disant : "Ça fait plouc, ça" il gloussait. Il essayait de jouer les mecs sophistiqués, et j’attendais toujours que le côté plouc ressorte, par exemple quand il portait ses vieux mocassins noirs avec ses talons rentrés à l’intérieur (on ne fait pas plus plouc), ou qu’il suçait les assiettes de plats chinois rapportées de chez le traiteur.



Notre dernier disque ensemble, Bad, s’est venu à 25 millions d’exemplaires.
Des membres influents dans l’entourage de Michael, dont son avocat, lui murmurait à l’oreille que je prenais trop de place. Son frère, Jackie Jackson, a affirmé au journaliste de CBS que j’avais voulu retirer Billie Jean de l’album. On croit rêver ! Dès que Michael et moi on sortait un disque à succès, lui et ses frères entraient en studio pour enregistrer en famille. Son père, Joe, aurait déclaré un jour : "Quincy, un producteur ? Mon œil ! Moi je connais un producteur qui aurait pu faire ce disque pour 25 000 dollars !"

Michael faisait partie de ma famille, comme un fils adoptif. Il passait beaucoup de temps avec ma fille Kidada, enfant précoce de 8 ans à l’époque. Ils s’adoraient et avaient un rapport très proche malgré leur différence d’âge (lui avait 25 ans). Un jour, la mère de Kidada a découvert sur la facture de téléphone que la petite avait fait 91 appels longue distance à Michael en un mois. À mon grand regret, je ne vois pas Michael autant que je le souhaiterais, ces temps-ci, nos vies ayant suivi des cours très différents. Mais jusqu’à mon dernier jour, il fera partie de mon âme et de mes souvenirs, mes bras et mon cœur lui seront toujours ouverts.
Les années 1980 étaient géniales. À ce jour, personne n’a fait mieux que Smelly. Je remercie Dieu pour chaque minute de cette époque.


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