l'ange Michael
Bienvenue sur le forum de l'ange Michael
enregistrez vous et venez vite nous rejoindre

n'oubliez pas de vous présenter Wink... merci

Henry Vaccaro donne sa version des faits concernant la collection d'objets de la famille Jackson

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Henry Vaccaro donne sa version des faits concernant la collection d'objets de la famille Jackson

Message par Mikelle le Dim 20 Fév - 9:33

Henry Vaccaro donne sa version des faits concernant la collection d'objets de la famille Jackson

Leslie, qui dirige le site MichaelJackson.hu, est parvenue à décrocher une interview avec Henry Vaccaro, que nous évoquions dans un précédent article (Lire ici : L'Estate de Michael Jackson attaque Howard Mann en justice). Voici une traduction de cet entretien.

Les fans ne sont pas sans ignorer que vous avez mis la main sur des souvenirs de la famille Jackson dans le cadre d'un jugement pour faillite, suite l'échec d'un partenariat commercial avec la famille. Quelle a été votre première réaction lorsque vous avez réalisé que vous possédiez la plus grande collection au monde d'objets de la famille Jackson ?
Henry Vaccaro : J'étais complètement en état de choc quand nous avons commencé à déballer deux remorques de 20 mètres pleines d'objets. Il a fallu plusieurs mois pour les déballer et les cataloguer, j'étais stupéfait par la quantité d'objets très personnels que les Jackson avaient stockés dans cet entrepôt. A vrai dire, j'ai eu l'impression d'avoir violé l'intimité de cette famille. Parmi les objets figuraient des livrets de dépôts bancaires, des lettres personnelles, des documents juridiques, des papiers de divorce, des certificats de naissance, des bulletins scolaires, des photos de famille privées, etc. Personne - moi y compris - ne devrait détenir les biens les plus intimes d'une autre famille. Je n'ai jamais voulu de ces objets, je voulais seulement mon argent. J'ai perdu la Kramer Guitar Company - qui en 1988 était le fabricant de guitares le plus populaire des Etats-Unis avec un chiffre d'affaires de 18 millions de dollars - parce que les Jackson n'ont pas honoré le contrat d'achat. J'ai pris personnellement l'avion pour la Californie afin de rencontrer Tito, à qui j'ai proposé de tout rendre. Je lui ai proposé qu'on aille tous dans une émission de télé avec sa famille et que je lui rende tout sans contrepartie ; en retour, j'aurais récupéré mon argent par le biais du sponsor. Son avocat a refusé.

Quels étaient vos projets initiaux avec ces objets ? Et qu'avez-vous pu réaliser au fil des années ?
Initialement, je comptais vendre la collection en totalité car je pensais que c'était ce qui rapporterait le plus d'argent. Au départ, je pensais que ça valait plusieurs millions de dollars mais je n'ai eu que des offres bidons.

Est-il vrai que d'un point de vue commercial, vous n'avez pas fait grand-chose de ces objets pendant plusieurs années ?
N'ayant pas été en mesure de recevoir des offres sérieuses - comme vous pouvez vous en souvenir, la "valeur" de Michael était au plus bas ces années là à cause de ses problèmes judiciaires, j'ai alors décidé de créer un site en Pay-Per-View (Ndlr : paiement à la carte) présentant la collection. En 2005, Michael a porté plainte contre moi, mon fils, Vintage Pop (Ndlr : sa société) et MichaelJacksonSecretVault.com, en réclamant un million de dollars, a embauché un cabinet d'avocats puissant et a fait fermer le site Internet. J'ai gagné les poursuites étant donné que l'affaire s'est soldée par un non-lieu.

D'après les médias, vous avez ajouté à la collection en 2007 quelques objets de Michael Jackson achetés lors d'une vente aux enchères à Las Vegas. Qu'est-ce qui a motivé cette manœuvre ?

C'est faux, j'ai vendu l'intégralité de la collection à une entreprise nationale baptisée Universal Express, ils ont organisé la vente aux enchères de Las Vegas, à laquelle j'ai assisté. Quand j'ai vu que les enchères étaient très basses sur des objets dont je savais qu'ils avaient une valeur élevée, j'en ai racheté quelques-uns. Le problème, c'est que le propriétaire d'Universal Express s'est avéré être un escroc et a été jeté en prison par la Security Exchange Commission (Ndlr : organisme de contrôle des marchés financiers). La SEC a désigné un administrateur judiciaire et Universal Express a été liquidé. Je n'ai jamais été payé. J'ai engagé des poursuites judiciaires contre la maison de vente aux enchères, contre Universal Express et contre l'administrateur. Un accord amiable a été trouvé, dont les termes ne peuvent pas être dévoilés d'après la décision de justice. Quoi qu'il en soit, on m'a autorisé à récupérer tous les objets invendus.

Avez-vous acheté ou ajouté d'autres objets à la collection au fil des années ?
Non.

Comme l'ont annoncé les médias, vous êtes face la justice contre un homme du nom de Benson Hopp parce que lui et ses associés ont volé certains objets de la collection. Pourriez-vous récupérer ces objets ? Y a-t-il certains objets qui ont disparu au fil des années ?
Certains objets que je devais récupérer ont été stockés dans un entrepôt de Las Vegas - il s'agissait des invendus de la vente aux enchères. Quand je suis allé à l'entrepôt, plus de 116 objets ayant appartenu à Michael avaient été volés et vendus à Benson Hopp, qui en retour les a confiés à la société Heritage Auction. Nous avons signalé à Heritage que les objets étaient volés et nous sommes devant la justice à Dallas, je crois que tous les objets me seront rendus. Je suis sûr que beaucoup d'objets ont disparu au fil des années.

Quelle a été l'offre la plus sérieuse et quelle a été l'offre la plus bizarre que vous ayez reçue concernant la collection ?
L'offre la plus sérieuse est venue d'Howard Mann. J'ai dû recevoir des centaines d'offres, certaines d'Europe, certaines d'Extrême-Orient. J'ai même embauché plusieurs agents au fil du temps, l'un a affirmé avoir une offre à 40 millions, d'autres autour de 20 millions. J'y ai répondu.

Selon certaines sources, vous avez récemment vendu les objets à Howard Mann. Est-ce vrai ? En avez-vous conservé certains ?

Oui, la collection complète a été vendue à Howard Mann. J'ai conservé certains objets.

Avez-vous un lien quelconque avec M. Mann et l'une de ses sociétés ? Mann a créé des entreprises ayant des noms très similaires aux vôtres. Il fait également appel au même avocat que vous...
Oui, ma famille et moi possédons une petite part des nouvelles sociétés créées en Californie. Elles portent le même nom pour leur offrir une protection en vertu du non-lieu survenu dans les poursuites contre Michael Jackson en 2005 - qui ont été abandonnées. Cela signifie qu'on ne peut pas être poursuivi deux fois pour la même chose. Edgar Pease est un bon avocat, il m'a représenté dans la procédure de 2005. Il connaît tous les faits, c'est probablement pour ça qu'Howard Mann l'a embauché.

Que pensez-vous de la récente affaire judiciaire opposant l'Estate de Michael Jackson à M. Mann ?
Je pense que la plainte se soldera par un non-lieu devant la Cour.

Que ressentez-vous au sujet des choses que l'on dit ou que l'on écrit sur vous dans les médias ou sur les forums de fans ?
Parfois, les commentaires méchants m'atteignent... mais je suis sûr que les fans agissent par amour pour Michael. Rien de ce que j'ai fait n'était personnel, c'était juste des affaires. J'aimerais demander aux fans ce qu'ils feraient s'ils étaient à ma place. Ça s'est passé en 1991, j'étais promoteur immobilier et entrepreneur dans mon État natal du New Jersey, j'avais 51 ans. Mon père est mort en 1959 à l'âge de 51 ans, j'avais 19 ans, j'ai arrêté mes études supérieures et je suis parti de rien pour fonder une entreprise de construction. J'ai travaillé 7 jours sur 7 et j'ai fait de la société l'une des plus grandes entreprises de construction de l'État, bâtissant des écoles, des hôpitaux, des tours d'appartements et des hôtels. En 1985, j'ai établi un partenariat commercial visant à développer ma ville natale d'Asbury Park, dans le New Jersey. La valeur de ce projet se montait à un milliard de dollars. A la fin des années 80, la situation économique s'est dégradée et a abouti à la faillite de ma co-entreprise, qui m'a entraînée avec elle. Je possédais un hôtel de 256 chambres à Asbury Park ; Johnny Cash, mon meilleur ami, était l'un de mes associés et l'hôtel a fait faillite.

Ces événements m'ont contraint à me déclarer en faillite personnelle et j'ai tout perdu, y compris ma maison, trois motels, un immeuble de bureaux, un hôtel et une zone industrielle de douze bâtiments, l'ensemble de ces biens excédant les 80 millions de dollars ; tout ce pour quoi j'avais travaillé toute ma vie avait disparu. La seule chose qui restait à ma famille était la HVV Corporation, qui était propriétaire de la Kramer Guitar Company, étant donné que les stocks appartenaient à mon fils et à ma fille et n'entraient donc pas dans le cadre de ma faillite personnelles. Si l'on remonte à 1976, j'étais le premier à avoir investi dans la Kramer Guitar Company et j'ai fini par devenir président du conseil d'administration. Kramer a connu une croissance si rapide qu'à la fin des années 80, c'était le fabricant de guitares préféré du pays, choisi et représenté par Eddie Van Halen, Bon Jovi, Hank Williams Jr, Twister Sister et ainsi de suite. Nous avons créé une guitare personnalisée pour Tito Jackson et Kramer a été sollicité sur le Victory Tour. En 1989, Kramer a été vendu à un fonds d'investissement ; ils n'ont pas remboursé un prêt bancaire et HVV a acheté les avoirs à la banque et a essayé de relancer la marque Kramer. Cependant, un différend avec la banque concernant la propriété de certaines marques déposées a contraint la HVV Corporation à se déclarer en faillite.

En 1991, alors en faillite, HVV a gagné son procès contre la banque et a ensuite été contacté par la famille Jackson par le biais de leur toute nouvelle société, Jackson Communications Inc., qui souhaitait acheter et financer le plan de relance de la HVV Corporation, de telle sorte que Kramer aurait fini par appartenir à J.C.I. L'accord prévoyait que je fasse partie à titre consultatif du Conseil d'Administration de J.C.I. En 1992, j'ai assisté à une réunion du Conseil organisée dans la maison familiale d'Hayvenhurst, à Encino, qui a duré 4 jours. J'ai rencontré l'ensemble de la famille à l'exception de Michael. Ce plan de relance a été approuvé par la justice. J.C.I. a effectué le premier paiement et n'a pas honoré les échéances suivantes. La justice a ordonné une liquidation de HVV et a vendu les actifs lors d'une vente aux enchères sur laquelle je n'ai RIEN touché. Aujourd'hui, je suis complètement ruiné. J'ai donc porté plainte contre Jackson Communications Inc. et un jugement m'a octroyé 1.4 million de dollars... mais J.C.I. a affirmé n'avoir aucun actif, le juge fédéral m'a donc permis de passer outre la protection offerte à la société en tant que personne morale ; des démarches individuelles visant tous les actionnaires [de la société] susceptibles d'être concernés ont donc été engagées.

Nous n'avons jamais pu solliciter Michael, Janet et Jackie mais mon avocat n'était pas inquiet car il pensait que nous pourrions facilement récupérer 1.4 million de dollars auprès du reste de la famille. Après avoir tout perdu dans une faillite personnelle, se faire extorquer la dernière chose que possède votre famille - à savoir l'entreprise de guitares - est difficile à digérer. Alors je me suis battu. Comme l'aurait fait n'importe quelle personne à ma place ; ça n'a rien de personnel, c'est juste commercial.

Vous est-il déjà arrivé de rencontrer Michael Jackson ? Que pensez-vous de lui ?

Non, je n'ai jamais rencontré Michael mais ayant vu bon nombre de ses objets personnels, j'ai l'impression de le connaître. On peut dire à quel point il avait du talent simplement en regardant certains de ses écrits et dessins que j'ai eu le privilège de voir et de toucher. J'aurais aimé avoir pu le rencontrer parce que je crois que nous aurions pu résoudre nos problèmes. Au lieu de ça, son équipe d'avocats s'en est mêlée et m'a vraiment traqué. Je dois vous dire qu'en 1993, j'étais tellement ruiné que lors de la déposition de Joe Jackson, je lui ai proposé de remplacer à l'amiable le jugement de 1.4 million de dollars par un paiement de 100000 dollars. L'avocat de la famille a répondu "Je suis ici pour m'assurer que vous n'obteniez rien du tout". C'est ce comportement qui m'a amené à ne pas laisser tomber.

Source : Leslie (MichaelJackson.hu) / Traduction française : ElusiveShadow.com





avatar
Mikelle
Administrateur

Féminin Messages : 4689
Age : 46
Localisation : aupres des étoiles

http://michaeljacksonlovem.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum