l'ange Michael
Bienvenue sur le forum de l'ange Michael
enregistrez vous et venez vite nous rejoindre

n'oubliez pas de vous présenter Wink... merci

lettres de Richard Lecocq

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

lettres de Richard Lecocq

Message par Mikelle le Dim 9 Oct - 17:55

Ecrit par Richard Lecocq et tellement vrai!

Jeudi 6 octobre 2011
Question de dignité

« J'aime Michael. Dis lui de ne pas s'inquiéter au sujet de son retour ici. Ils passent leur temps à créer du scandale autour de ceux qui ont du talent ». Ces propos tenus par James Brown au Révérend Al Sharpton en 2006 trouvent aujourd’hui un écho incroyable dans les médias. La photo de Michael Jackson, mort, sur son lit d’hôpital, a fait le tour du monde. Le procureur savait ce qu’il faisait en la montrant au jury, et surtout aux téléspectateurs. Et les médias sont tombés dans la facilité en la matraquant pendant plusieurs jours.
En France, Paris Match et VSD l’ont publié en double page – grand format. La qualité même du document ne compte pas face au choc qu’il provoque. Evidemment. Tout ce qui touche Jackson, y compris sa mort, relève du scoop, du scandale à mettre à la Une. Cela ne s’arrêtera donc jamais. On avait déjà eu les photos de sa chambre, après son départ vers l’hôpital. Tentez l’expérience autour de vous en dénonçant ces images indécentes et vous sentirez des réactions agacées ou blasées : « Oui, c’est triste, mais de toute façon, on en fait trop dès qu’il s’agit de lui ». « Tu le défends parce que tu es fan ». Il faut donc croire que toute la classe politique est fan de DSK. Et toutes les grands noms du cinéma collectionnent avec assiduité tous les DVD de Polanski. La bonne blague…
Quand cessera donc ce « un poids, deux mesures » ? La vie de Jackson a certes connu des hauts et des bas, tout comme Chaplin ou Welles. Mais le discours au sujet du chanteur reste, pour l’instant, toujours marqué par un voile de soupçons insistants. A la décharge de ces détracteurs, Jackson a, à une époque, joué avec la rumeur. Mais au final, n’oublions pas de repréciser, puisque c’est nécessaire voire indispensable, qu’il a été totalement innocenté au terme d’un procès qui s’est déroulé dans un comté assez hostile (les fermiers blancs n’aiment pas les hommes riches et noirs).
Les rois se suivent et se succèdent comme des miroirs qui se renvoient des images inversées. En 1977, lorsqu’Elvis a quitté Graceland pour l’éternité, le respect restait de mise. Beaucoup ironisaient sur son physique des dernières années. Mais il y avait une limite. C’était, sans aucun doute, une autre époque, et une autre façon de considérer les artistes. Le Roi du Rock’n’Roll a reçu les meilleurs soins. Les infirmiers et les médecins lui ont rendu un dernier hommage dans sa chambre d’hôpital en lui récitant une prière. Embaumé comme les plus grands pharaons, coiffé et maquille comme dans les coulisses du concert d’une vie, il a quitté la scène terrestre en tirant sa révérence dans la dignité. Jackson, lui, a vu sa dépouille faire le tour des smartphones made in China, deux ans après avoir fait bugger Internet. Qui voudra à présent encore nous faire croire qu’il s’agit « d’une révolution » ?
Richard Lecocq

Mercredi 5 octobre 2011
« Je veux te présenter quelqu’un… »

Hier je vous ai présenté la vie de Michael Jackson comme un cirque où défilait de drôles d’acrobates. Le Docteur Murray pourrait y camper le rôle d’un lion faussement dompté. On avait pris l’habitude de le décrire comme l’arbre qui cache la forêt. Ce n’est pas faux. Car en coulisses comme sur la piste, il y a des personnages qui méritent toute notre attention : Frank Di Leo le caissier au gros cigare, ou encore Dr Tohme l’homme canon. Mais nous en reparlerons plus tard…
Murray, dans sa cage dorée construite par AEG, avait aussi un double visage : l’homme au destin difficile, abandonné par son médecin de père, mène sa vie en reproduisant le schéma paternel (Murray père fut également sanctionné par l’ordre des médecins du Texas pour avoir administré des médicaments inadaptés à deux patients). Mais dans sa douleur, il essaie de trouver une quelconque source de lumière. Si Conrad Murray a servi de nombreux patients démunis, ses nouvelles fonctions en tant que médecin personnel de Michael Jackson ont réussi à griser son quotidien.
Hier sa petite amie, Nicole Alvarez, a raconté comment il a réussi à l’épater en organisant une rencontre surprise avec le Roi de la Pop. Jackson était le Graal que le docteur enregistrait avec son application iTalk ou exhibait devant ses conquêtes… On comprend mieux pourquoi Michael Jackson était tant fasciné par le tragique destin de Joseph « John » Merrick, a.k.a l’Elephant Man… Sauf que Merrick, au crépuscule de sa trop courte vie, a eu la chance de croiser la route d’un docteur bienveillant, Frederick Treves.
Richard Lecocq

Mardi 4 octobre 2011
Sans laisser de trace

Plus les témoins défilent, plus il semble difficile pour les avocats de Murray de « sauver » leur client. Trop peu d’éléments appuient la thèse de la défense selon laquelle Michael Jackson se serait administré lui-même une dose fatal de Propofol. Une information capitale a fait surface hier : le site RadarOnline affirme qu’aucune empreinte de Michael Jackson – totale ou partielle – n’a été retrouvée sur les bouteilles de Propofol. L’enquête de la police de Los Angeles est formelle.
Lors de l’instruction du dossier, les avocats de Murray avaient avancé la thèse du « suicide » et Ed Chernoff en a d’ailleurs fait un temps fort de son intervention le premier jour du procès. En ce début de seconde semaine, il doit toujours convaincre le jury qu’un homme déjà sous Propofol peut avoir la force physique de s’administrer une dose supplémentaire… Qui ne tente rien n’a rien.
Hier, une partie de la famille Jackson s’est rendue au tribunal (Janet et Rebbie en tête). De leur côté, Katherine Jackson, les 3 enfants de Michael et trois de ses frères (Jackie, Tito et Marlon) ont atterri à Montréal pour assister à la première du show Michael Jackson Immortal World Tour produit par le Cirque du Soleil. Une façon peut-être de montrer que la vie continue malgré tout… Ce spectacle, en plein rodage, est un bel hommage rendu au Roi de la Pop. Mais ces jours-ci, difficile de contenir ce sentiment d’indécence. Les sourires des tapis rouges (à Montréal ou à Cardiff) se mélangent aux compte-rendus des audiences… La vie de Michael Jackson a été et restera un cirque géant dont trop de personnes ont jugé bon de tirer profit…
Richard Lecocq

Lundi 3 octobre 2011
Cuisine et dépendance

A l’aube de la seconde semaine du procès Murray, l’impression de gâchis et de colère qui planait avant le procès semble à présent se renforcer, comme si les premiers témoignages donnent des visages et des paroles à cette tragédie qui a coûté la vie de Michael Jackson.
Murray semble bien avoir brillé pour son incompétence tout en se montrant meilleur comptable ou négociateur. Quelques questions guidées par le bon sens ne cessent à présent de marquer les esprits : qui a déjà vu un cardiologue incapable de pratiquer un massage cardiaque correctement ? Quel degré de panique a poussé Murray a cacher les flacons et autres preuves avant l’arrivée des urgentistes ? Pourquoi s’est il entêté à vouloir ranimer Jackson, alors que les appareils des urgentistes indiquaient bien que Michael Jackson avait déjà cessé de vivre ?
Murray avait bien compris que la situation était irrécupérable et désespérée. Michael Jackson aurait bel et bien pu être sauvé avec une série de « si » qui ne sont jamais arrivés… par la faute de ce médecin. Mais dans cette demeure située au 100 North Carolwood Drive, les faits et gestes de certains occupants semblent appartenir à une autre dimension : jeudi dernier, la cuisinière privée de Jackson, Kai Chase, a livré un témoignage plein de respect et d’admiration pour son ancien patron. Oui, Jackson mangeait sainement. Oui, elle était heureuse de s’occuper de lui et de sa famille. Mais le matin du 25 juin, alors que Murray, pris de panique, se rue vers la cuisine en criant : « appelez de l’aide ! appelez la sécurité ! appelez Prince !» Chase s’est contentée de trouver le jeune adolescent avant de continuer de préparer les repas de la maison… Les avocats de Murray n’ont pas manqué – et ils ont eu raison – de pointer cette drôle d’attitude. Chase, qui a aussi reconnu avoir été payée pour donner des interviews depuis juin 2009 (et elle a aussi songé publier un livre de recettes spécial Michael Jackson) s’est défendue en disant qu’elle a « fait ce qu’on lui a dit de faire »… Chacun se demandera de la façon la plus objective ce qu’il aurait fait si un médecin lui demandait une aide immédiate : appeler le personnel de sécurité situé à l’extérieur dans un Algeco, ou demander à un enfant de 12 ans de faire le nécessaire ?
Kai Chase est assez représentative de ces « yes men » qui ont gravité autour de MJ pendant de longues années : pas méchante dans le fond, mais malheureusement encrée dans un suivisme qui consiste à ne jamais contester l’ordre établi dans une maison comme celle de Michael Jackson. C’était, malheureusement, le lot de beaucoup des employés du Roi de la Pop qui ne voulaient pas être évincés. Et oser dire les choses ou agir de façon frontale, sans se contenter de suivre les ordres, était une vraie prise de risque vitale en cette matinée du 25 juin. Mais aujourd’hui, c’est toujours facile de tenter de dire les choses et de revenir sur un calendrier que personne n’a su renverser. Jusqu’à la dernière minute, le Roi de la Pop, comme un certain Elvis Presley, était entouré d’une équipe de bras cassés grassement rémunérés…
Richard Lecocq

source: michaeljacksonking.over-blog.com




avatar
Mikelle
Administrateur

Féminin Messages : 4693
Age : 46
Localisation : aupres des étoiles

http://michaeljacksonlovem.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: lettres de Richard Lecocq

Message par Mikelle le Dim 9 Oct - 18:45

suite

Vendredi 30 septembre 2011
Le procureur marque des points

Alberto Alvarez, garde du corps de Michael Jackson, a répondu hier aux questions des deux parties. Le procureur a réussi à installer sa stratégie grâce aux réponses du témoin : Alvarez a livré pas mal de détails sur les événements qui se sont déroulés dans la chambre de Jackson le 25 juin. Selon lui le Docteur Murray était pris de panique tout en essayant de ranimer Jackson, encore allongé sur son lit. Le garde du corps a également décrit comment Paris, la fille de la star a découvert avec stupeur la terrible scène. « Papa !», s’est-elle écriée avant que Murray ne demande au garde du corps de l’éloigner de la chambre. Alvarez a ensuite expliqué comment Murray lui a demandé de mettre des flacons et autres produits dans des sacs. Ne doutant pas des bonnes intentions du docteur, il s’est exécuté en pensant qu’ils se préparaient à aller directement à l’hôpital. Il s’est ensuite rendu compte que Murray cherchait à dissimuler des preuves. Côté spectacle, les jurés ont pu écouter le désormais tristement célèbre appel téléphonique d’Alvarez aux urgentistes, diffusé à outrance par les médias les jours qui ont suivi le décès de Jackson.
Ce procès s’apparente de plus en plus à une guerre de stratégie entre le procureur David Walgren, et l’avocat de Murray Ed Chernoff. Ce dernier reste peu familier des procès impliquant des célébrités. Originaire de Houston (Texas) il excelle surtout dans les affaires de meurtres plus « classiques ». Pour le moment, Chernoff se contente d’avancer ses arguments de façon peut-être trop procédurière. De son côté Walgren joue à domicile : il connait les ressorts dramatiques d’un tel procès, qui, encore, une fois, à tous les ingrédients d’un spectacle douteux. Il a aussi de son côté des témoins qui lui permettent d’appuyer sa thèse. Jusqu’à présent, personne n’a apporté de preuve pouvant lever les soupçons autour du fameux docteur. Au contraire, les différents témoignages donnent l’impression d’un médecin plus préoccupé par le contenu de son contrat et le montant de ses honoraires que par l’état de santé de son patient.
La cuisinière de Jackson, Kai Chase, fut également appelé à la barre hier. Elle a raconté comment Murray est descendu en urgence lui demander d’appeler de l’aide ainsi que le fils de Jackson, Prince Michael. Chase a travaillé pour le Roi de la Pop et ses enfants pendant plusieurs mois. La famille s’était installée en décembre 2008 dans cette sublime demeure située à Holmby Hills. Pour le moment, personne n’a précisé devant la cour que cette maison appartient à la compagnie Ed Hardy. Le couturier français Christian Audigier a créé des lignes de vêtements pour Ed Hardy et s’était payé la présence de Jackson – moyennant 1 million de dollars - à son 50ème anniversaire en mai 2008. Cette rencontre intéressée fut le point de départ de la relation MJ-Ed Hardy. Le loyer demandé à la star, une coquette somme de 100 000 dollars par mois (alors qu’il était 5 fois moins cher avant son arrivée) était en fait réglé par la société AEG. La compagnie, déjà en négociations avec Jackson fin 2008 avant de finaliser le contrat This Is It en janvier 2009, avait accepté de régler tous les frais courants de Michael Jackson. AEG a ainsi payé non seulement les loyers de Jackson, mais aussi pris en charge tous ses frais quotidiens, y compris ceux de son voyage à Londres en mars 2009. Jackson avait ainsi contracté un nouveau crédit auprès de son propre tourneur… Il lui aurait fallu donner au moins 5 concerts pour rembourser cette nouvelle dette.
Richard Lecocq




avatar
Mikelle
Administrateur

Féminin Messages : 4693
Age : 46
Localisation : aupres des étoiles

http://michaeljacksonlovem.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum