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Mike Salisbury : l’homme derrière les Chaussettes et le Gant Blancs

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Mike Salisbury : l’homme derrière les Chaussettes et le Gant Blancs

Message par Mikelle le Mar 22 Mai - 15:04

Mike Salisbury : l’homme derrière les Chaussettes et le Gant Blancs



‘Designer’ de légende, Mike Salisbury, a travaillé pour les plus grands noms et a donné vie à de nombreuses images et autres logos inoubliables tels le jeu vidéo HALO, les magazine Rolling Stone, Surfer et Playboy sans oublier les marques O’Neill, Gotcha et les jean’s 501 de Levi’s (une marque qu’il a créée). Mike est également l’artisan de génie derrière le look de Michael Jackson. La collaboration entre les deux hommes donne naissance à une icône : pantalons noirs, chaussettes brillantes tombant sur ses mocassins, sans oublier le gant blanc. A l’heure où la planète toute entière continue d’honorer la mémoire de Michael Jackson, et à l’occasion du 30ème anniversaire de la sortie du single Don’t Stop ‘Til You Get Enough, Salisbury se souvient de la génèse de son image et de son look inimitables.



MJ data bank : Mike, tu as créé le look de Michael Jackson pour son premier grand album solo, Off The Wall. Comment tout cela est arrivé ?
Mike Salisbury : Je venais de voir Michael dans le film The Wiz, je l’avais trouvé époustouflant. Je connaissais son manager et je l’ai appelé pour lui dire que Michael allait devenir énorme – le plus grand – et que je voulais travailler avec lui. Peu importe le projet. Il m’a alors demandé de le rejoindre à son bureau sur-le-champ. Je me suis rendu à Beverly Hills. Il m’a montré une ébauche de pochette d’album. « C’est son premier disque en solo. Qu’en penses-tu ? » Je lui ai répondu que ça ressemblait à une mauvaise pub que l’on peut voir au rayon enfants chez Macy’s. »Je sais », m’a-t-il répondu. « Ca craint ». Je lui ai dit : « Michael Jackson va devenir une star phénoménale et il doit être présenté au monde avec un look excitant qui le placerait comme une icône et une star à part entière. Laisse-moi plancher dessus et revenir avec d’autres idées ».



MJ data bank : De quelle façon as-tu commencé à travailler sur cette pochette ?
Mike Salisbury : J’avais travaillé avec de nombreux artistes comme George Harrison, James Taylor, Ike & Tina Turner et Rickie Lee Jones. Je les ai aidés à façonner leur image. J’ai également pris la tête de la direction artistique du magazine Rolling Stone. J’avais acquis une solide expérience dans le monde de la musique. Et j’avais une idée sur la façon de présenter et de vendre l’image de Michael. Mais il fallait que je l’amène avec une présentation bien ficelée. Je ne voulais pas être mis sur la touche à cause d’une idée mal formulée, et pas assez parlante une fois exposée à l’oral. C’était un moment charnière dans la vie de ce jeune artiste et je voulais créer une nouvelle image pour lui, une marque. La plupart des éléments marketing dans le monde de la musique – pochettes, photos, logos – sont généralement créés à travers des échanges verbaux avec l’artiste. Mais j’avais en tête une très bonne idée et ne savais pas à qui j’allais devoir la présenter. Si ce n’était pas devant Michael, j’avais alors besoin de quelque chose qu’il comprendrait immédiatement même si ce n’était pas moi au final qui allait le lui présenter. Mon concept devait être « tangible ». Cela demandait non seulement de concevoir une pochette pour cet album, mais aussi un look pour Michael.



MJ data bank : Comment ton concept est devenu « tangible » ?
Mike Salisbury : Tout simplement parce que je ne me limitais pas à créer un artwork, mais je m’attaquais au style de quelqu’un. J’ai demandé à un dessinateur de mode, non seulement doué pour dessiner les coupes mais aussi la silhouette d’une personne de m’aider à mettre mes idées sur papier. Cela devait exprimer le concept et ressembler à notre star.



MJ data bank : Est-ce que ta présentation s’est bien déroulée ?
Mike Salisbury : Je suis retourné voir le manager et lui ai présenté mon travail. Il a regardé, encore et encore. Perplexe. Avec les yeux d’une poule en train de chercher un ver. Je savais que je devais me vendre, et le faire maintenant. J’ai du crier quelque chose comme : « C’est une métaphore, c’est une métaphore !! ». J’ai continué : « C’est un gamin qui vient de s’affranchir du joug de son père, et je pense que cette pochette doit être comme une déclaration : le début de sa carrière solo est aussi énorme que Sinatra arrivant sur scène à Las Vegas. C’est un nouveau symbole, une image emblématique créée en associant deux éléments rarement vus ensemble – une métaphore visuelle ».



MJ data bank : Quels symboles as-tu associés pour créer ta « métaphore », et comment décrirais-tu celle-ci ? Quel était finalement ce concept ?
Mike Salisbury : A l’époque Michael faisait partie d’un groupe et avait une coupe afro. Un gamin. J’ai expliqué le concept à l’aide des dessins que j’avais apportés : « Je veux qu’il porte un smoking, comme Sinatra s’avançant sous la lumière d’une salle pleine à Las Vegas ». Noir et blanc. Simple. Dramatique. « Ca résume tout ! » Le manager commençait à tiquer et s’apprêtait à balancer toute cette idée folle en l’air quand une petite voix s’est mise à susurrer : « j’aime ça ». Et Michael est sorti de derrière un lourd rideau cachant la grande porte-fenêtre du bureau. « Allons-y », dit-il. Et c’est ce que nous avons fait.



MJ data bank : D’où viennent les chaussettes blanches portées avec un pantalon noir ? Il s’est servi de cette image pendant toute sa carrière.
Mike Salisbury : Michael a aimé mon idée de suite. Il n’a souhaité changer qu’une seule chose. « Je veux porter des chaussettes blanches », m’a-t-il dit en murmurant. « Alors elle doivent être glamour », lui ai-je répondu. » Elles ont été fabriquées sur mesure par le célèbre costumier de Hollywood, Bob Mackie. A l’époque ma femme avait trouvé un costume pour femme d’Yves Saint Laurent dans une boutique de Beverly Hills qui allait parfaitement à Michael. Je lui ai aussi demandé de porter des mocassins comme ceux de Gene Kelly dans le film Un Américain à Paris. Puis, pendant la séance de photos, je lui ai dit : « Remonte ton pantalon, mets tes mains dans les poches et remonte-le comme Gene Kelly – afin de bien montrer tes chaussettes ». Les mocassins rendaient vraiment bien avec les chaussettes blanches.



MJ data bank : Et ça a marché.
Mike Salisbury : Pas au départ. La première séance photo n’a pas fonctionné. Il lui manquait de l’énergie. Aucune référence au Mur, littéralement. Et comme on dit dans le milieu de la musique : « aucune valeur publicitaire ». Michael a joué le jeu et on a fait une autre séance dans une allée en ville devant un vrai vieux mur composé de briques. Et « Voilà » ! Off The Wall, surement le mur le plus connu après la grande muraille et le mur de Berlin – un des plus connus au monde. J’ai rajouté une fenêtre car je trouvais que le mur était trop sombre, il y avait trop de briques. Et cette ouverture apportait une touche de surréalisme, à la Magritte. Cette pochette a quelque chose de spécial. Un fan m’a écrit récemment pour dire qu’il l’aimait car elle montre Michael de façon naturelle. C’est pour cela qu’elle est réussie.



MJ data bank : Parlons du gant… Car, après tout, c’est le symbole jacksonien ultime.
Mike Salisbury : En fait c’est un des développements du « look ». L’idée des chaussettes blanches avait tellement bien fonctionné (car elles attiraient l’attention sur Michael et ses pas de danse) qu’on a commencé à discuter et songé à faire la même chose avec des gants. Des gants blancs. Pour moi, ça commençait à faire littéralement un peu trop Mickey Mouse (et bien entendu Michael était un grand fan de Mickey). Michael, ses agents et moi nous sommes mis d’accord sur un seul gant lamé : un autre élément important pour attirer l’attention. Depuis quelques temps certains disent que ce gant a été utilisé pour masquer sa maladie de peau. Mais j’étais là quand ce look fut créé, et à l’époque il était seulement question de créer un style unique pour attirer l’attention. Et ça a marché !



MJ data bank : Et bien entendu, un des autres éléments qui font de lui une icône est le chapeau.
Mike Salisbury : Je sais d’où viennent les chaussettes, les chaussures, le smoking et le gant. Mais le chapeau est arrivé après notre collaboration. Je me suis dit que, puisque j’ai branché Michael sur Gene Kelly, peut-être que ce dernier fut sa source d’inspiration pour le chapeau (lui ou Sinatra). Puis je me souviens être allé chez lui entre nos séances de travail. Dans le foyer il y avait une réplique du David de Donatello. David porte un chapeau. Michael aimait cette statue. Je me souviens de la position de David, très marquée et forte, et cela m’a incité à pousser Michael dans ce sens, afin d’obtenir une pose similaire, comme une icône, et on voit le résultat sur la pochette d’Off The Wall. Le look, que nous avions élaboré à l’époque était une métaphore visuelle de Michael devenant adulte, désormais maître de sa vie. Toutes ces images, ce travail sur le noir et blanc, les chaussettes, le gant et les autres éléments forts que nous avons conçus ont été conservés d’une façon ou d’une autre au point de devenir les symboles de Michael Jackson pendant toute sa carrière. On peut notamment le constater dans le clip de Billie Jean : on y retrouve le mur ainsi que d’autres déclinés en perspectives, la veste est plus brillante, et les chaussettes illuminent le trottoir.





MJ data bank : Où a eu lieu cette première séance photo ?
Mike Salisbury : On a d’abord « shooté » au Griffith Observatory, situé au planetarium de Hollywood. Michael est arrivé en voiture et nous a rejoints exactement devant l’immeuble où fut tournée la scène de bagarre du film La Fureur De Vivre avec James Dean. Michael avait 21 ans et roulait à bord de sa nouvelle Rolls Royce. Elle était un peu abîmée car il n’était pas très bon conducteur. Il n’y avait pas d’endroit où se changer et les minutes nous étaient comptées car nous n’avions pas de permis pour prendre des photos à cet endroit. Heureusement, les toilettes pour femmes étaient ouvertes, et tel un véritable acteur de théâtre, il a couru se réfugier pour enfiler le smoking. Je ne voulais pas qu’il en fasse trop devant le bâtiment et il était d’accord avec cette idée. On a donc pris des photos plus rapprochées de lui. En regardant ces premiers essais, je me suis dit que cela ne reflétait pas le vrai Michael. On était pressés, et Michael n’était pas tellement à fond pendant cette séance. J’ai trouvé qu’il était un peu trop sérieux. Nous devions « shooter » cette scène différemment, car cette pochette était pour lui seul, et pas pour lui et ses 4 frères. Plus tard, il s’est également rendu compte que cette première séance ne collait pas avec le concept. J’ai alors proposé d’en faire une autre. Et c’est ce que nous avons fait. Je lui ai suggéré de sourire, de bien accentuer ce mouvement où il relève son pantalon et de faire comme s’il allait danser. Il a vraiment joué le jeu et il a accepté de faire une autre séance. On a réalisé cette photo avec le photographe Steve Harvey devant CE mur.



MJ data bank : Le mot de la fin ?
Mike Salisbury : Je me souviens de cette célèbre citation d’Artie Shaw : « C’est facile de gérer l’échec. Car vous ne connaissez qu’une seule direction où aller : VERS LE HAUT. Vous n’avez rien d’autre à faire que d’essayer. Mais le succès est plus troublant. C’est comme une drogue. La plupart des gens sont habitués et conditionnés par l’échec. Peu sont entrainés à gérer les conséquences du succès. C’est très, très troublant… » Je pense que tout cela s’est avéré être très troublant pour Michael. Il a connu un succès si immense, depuis le plus jeune âge. A mes yeux, très peu de personnes pouvaient comprendre ce que pouvait être sa vie, devoir se réinventer constamment pour rester au top. Mais le look que j’ai conçu pour lui en noir et blanc restera à jamais. Tout comme le modèle que représente Michael.





MikeSalisbury.net



Mike Salisbury a créé la pochette du premier album solo de la carrière adulte de Michael Jackson en 1979. Aujourd’hui, Salisbury est reconnu à travers le monde pour ses talents de ‘designer’ et créateur de marques américaines. Ses oeuvres sont admirées quotidiennement à travers les images et logos de grandes marques renommées comme Volkswagen, Suzuki, Honda, et Hasbro – la plus grande compagnie de jouets dans le monde.

Son travail est également présent dans l’industrie cinématographique. Salisbury a participé à l’élaboration des campagnes publicitaires et marketing de plus de 300 films dont : Aliens, Jurassic Park, Romancing The Stone, Les Aventuriers de l’Arche Perdue et Moulin Rouge. Les « gants explosifs » du film Rocky IV ont été conçus par Mike Salisbury et a permis au monde entier de reconnaître le film dès le premier coup d’oeil – encore plus fort que le simple titre du film. Cette image est devenue le symbole du long métrage et fut l’un des travaux les plus copiés de Salisbury. George Lucas collectionne ses oeuvres et l’a recommandé à Francis Ford Coppola, qui, à son tour, a utilisé son talent pour le film Apocalypse Now.

Le monde de la musique a également fait appel à son imagination. Salisbury a travaillé avec les plus grands : George Harrison, James Taylor, Randy Newman, Rickie Lee Jones, Ry Cooder, Ike & Tina (son travail pour eux fut nommé aux Grammy Awards), et bien d’autres encore. Mike a également développé les images et logos des labels suivants : Blue Note Records, RCA, United Artists Records et PolyGram.

Information, contact : www.mikesalisbury.net, Tel : 310-526-6081.

source: mj data bank




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